14.09.2006
ma copine de chez Zara
Oui, je sais, deux jours entiers sans écrire. Groumpf. C'est que des fois, il m'arrive de bosser à en perdre haleine, voyez-vous. J'espère que vous n'êtes pas engoncés dans les stupides clichés de la siesta permanente sous les cactus (image ô combien stupide, vu le peu d'ombre que fournissent les cactus, faudrait être fou pour s'allonger dessous !) et du Mexicain petitpoilutrappumoustachu paresseux. Parce que ce n'est pas comme ca, ici ! Enfin, pas au Kilo. Enfin, pas tout le temps. Je sais bien que moi-même j'ai dû vous enduire d'erreur quand je disais dans ma note de vendredi dernier que c'était la fête du slip... Je reprécise, donc: ce vendredi matin là, c'était effectivement la fête du slip, mais c'est pas tout le temps comme ca, seulement en cas d'anniversaire, d'absence conjointe de tous les chefs, de match de la coupe du monde... mais je m'éloigne...
Enfin, pas tant que ca vu que tout a commencé à cause que je travaille, et même bien des fois si l'on en croit les félicitations que m'a adressées hier soir BB (Big Boss ou Gran Jefe), que j'ai croisé à la porte du bureau. Damned, me suis-je dit, il arrive à 18:03 pile, c'est sûr qu'il y a au moins une réunion hyperméga indispensable qui durera jusqu'à 21h et je suis juste entrain de partir... Pas rancunière, je lui fais quand même la bise en pensant en mon for intérieur "si seulement je n'étais pas allée aux toilettes, à cette heure-ci je serais loin", quand il commence a me féliciter chaleureusement de mes réussites. Ah, euh, quoi ? (bredouille, bredouille) Et que je commence a discuter le bout de lard sur les sous-sous, la campagne qui se prolonge d'un mois, etc etc. Au bout de 5 minutes, quand même, BB s'est aprecu qu'il avait une réunion sur le feu (pas avec moi, ouf !) et s'est eclipsé, ce qui m'a permis de prendre mes jambes à mon cou sauter dans mon bus.
Et c'est là, alors que j'étais tranquilement entrain de savourer l'arrière goût de l'éloge, que je me suis dit, "mais bon sang de bois, je suis trop forte, il faut que je me récompense !". Non, je déconne, vous vous doutez bien que je n'ai pas dit 'bon sang de bois', je suis pas non plus née au siècle dernier ! Bon, dans l'absolu, si, mais dans mon esprit, comme je suis contemporaine, le siècle dernier c'est encore le XIXème, pouf pouf, insistez pas. Par contre, là où je déconne pas, c'est sur le coup du 'il me faut une auto-récompense', voui, famille, amis, kékés, vous connaissez ma philosophie du 'je m'aime moi même'. Et pour me récompenser, quoi de mieux qu'une petite surprise de chez... ZARA !?!![]()
Tu parles d'une surprise : je m'habille Zara de pied en cap depuis que je suis ici, dans l'attente fébrile de voir se pointer le premier H&M du marché latino... sûr que quand il ouvrira cuilà j'en serai réduite à hypothéquer un rein pour assouvir tous mes caprices besoins... (quand je dis Zara, c'est Zara et aussi des fois les autres marques du groupe, genre Bershka ou Pull and Bear, Massimo Dutti plus rarement car je n'en suis pas encore à ce stade de ma féminité) Mais là, pour des raisons d'autorestriction budgétaire décrétées dans la perspective de passer des fêtes nationales grandioses (je dis 'des' car ca s'étend sur tout le week-end), je n'y avais pas mis les pieds depuis DEUX semaines. Un record. Que je souhaitais prolonger, mais bon, je méritais vraiment une petite gâterie, donc pourquoi se faire violence, en sortant du métro a Allende, j'ai bondi du côté Zara au lieu de bondir du côté appart'. Parce que je sais pas si vous étiez au courant, mais j'habite tout près du Zara du Centro Histórico, et je l'ai même pas fait exprès, hin hin. Vous prenez a droite en sortant de mon immeuble, puis vous prenez la première a gauche par le Chili, vous continuez tout droit et vous ne pourrez pas le louper, il est en face d'une église penchée, comme à peu près toutes les églises ici.
Je peux donc y aller en faisant un à peine tout petit détour en rentrant du boulot, ce qui est certes un charmant avantage, mais j'ai également un autre argument de choc pour justifier d'en avoir fait mon magasin de prédilection : je suis copine avec la minette des cabines d'essayage. OUAICHE. Comme je vous le dit. Ah, ca pose sa femme, ca ! En fait notre amitié est née et s'étoffe d'un cercle vicieux ou vertueux, selon qu'on considère mon point de vue ou celui de ma carte de crédit : j'allais assez souvent à ce Zara, pour les raisons de commodité sus-nommées, et par conséquent j'allais souvent aux cabines d'essayage, donc cette fille a commencé à me repérer, on a discuté, et comme elle est sympa, je me suis mise à y aller de plus en plus souvent, donc on a discuté encore plus, et maintenant on piapiatte comme des amies d'enfance.
Ou presque, parce jamais une amie d'enfance ne m'appellerait MOCgane comme le fait Nancy... mais je ne peux pas lui en vouloir, on rigole bien, elle est 'achement cool, et, surtout, elle incarne ZARA, hin hin. Et puis comment tenir rigueur à une fille qui pas plus tard que le mois dernier m'a empêchée de m'acheter un pull rose fuschia qui aurait fait rougir Roselyne Bachelot ? ou plutôt, 'un pull rose qui fait rosir Roselyne', pour l'allitération scabreuse mais néanmoins maitrisée en 'rose' Pleine de tact, elle m'a gentiment fait comprendre que l'objet du délit ne seyait pas franchement a mon teint et m'a fait quelques suggestions fort pertinentes. A la place de l'horreur en question, je suis donc repartie avec une tunique bleue a fleu-fleurs qui comme dit M fait très 'mamie sexy', un sac marron en cuir, et un jean noir très hype. Pleine de tact, disais-je, et bien rouée aux techniques pointues du marketing, la bougresse !
M'enfin si ca continue, il va être temps de franchir un nouveau cap et de se voir en dehors des cabines d'essayage, ca serait bath !
A part ca, ah oui finalement je ne suis acheté un pull vert flash à col roulé, pour les fraîches matinées, que je porte aujourd'hui même avec un pantalon noir et des cheveux noir, ca fait un effet boeuf. Hier soir j'ai vu le film L'Enfant, des frères Dardenne, palme d'Or à Cannes en 2005, et j'ai pas franchement apprécié, sauf à la toute fin quand Bruno demande des nouvelles de Jimmy à Sonia, et qu'on s'est écrié au même moment "j'l'ai vendu" -meuh non, elle allait pas faire ca, elle, quand même ! Un bon petit fou rire. On se demande toujours qui est l'enfant auquel le titre fait référence, je suppose que c'est fait exprès, c'est le genre de trucs que le jury du festival kiffe bien en général. Cela me fait penser que je n'aime pas des masses les films à plame d'Or. Mais comme ce n'est pas le sujet, on en reparlera une autre fois. Mais vraiment, Dancer In The Dark, c'est du chantage émotif, on ne me convaincra pas du contraire, même si Björk y est épatante. ![]()
Et encore à part ca, je viens d'apprendre en tombant presque de ma chaise, que les supermarchés MZ qui sont sous mon aile viennent de me rapporter un bon paquet de fric. Enfin, pas à moi, mais comme c'est grâce a moi c'est tout comme : on dirait que je viendrais juste de gagner plein de sous et que je déciderais de consacrer l'intégralité de cette somme folle à acheter toute la collection automne-hiver de Zara, Bershka, Pull and Bear et Massimo Dutty sauver le monde. Quoi, j'ai un sens de l'exagération hors du commun ? Tous ces petits chtoups qui vont manger et grandir sainement, c'est pas déjà sauver le monde, ca ? Je sais vraiment pas ce qu'il vous faut ! Vous voyez bien que je bosse ! Et hop, retour au point de départ, la boucle est bouclée !
Ouh, je crois que j'en connais une qui a bien mérité une petite récompense !!!
12:00 Publié dans que ferait-on sans eux ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Ben moi c'est pareil: la bonne conscience d'engraisser des japonais fachos...
Ecrit par : Perlooonnssss | 15.09.2006
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