28.09.2006
je me la raconte...
Pour résumer ma vie, mes oeuvres depuis vendredi dernier, alors que j'ai la grosse flemme parce que mon chef n'est pas là, qu'on doit emballer des trucs qui ne sont TOUJOURS pas arrivés et que c'est la fête du slip totale avec Robbie Williams en bruit de fond (aaaaaaargh). Je fais donc une liste, désolée, c'est pas tres sportif, mais au moins dites-vous que vous vous y retrouverez mieux, pq je me sens même pas très cohérente aujourd'hui.
Pouf, pouf, c'est parti.
1) Ouais donc mon chef n'est pas là. Comme dit le célebre proverbe sénégalais, quand le chat n'est pas là, les souris sortent le tam-tam. En l'occurence, quand JL n'est pas là, L, C, L, R, M et moi écoutons de la zique (pas forcément bonne, que voulez-vous, c'est chacun son tour et de toutes facon je crois que mon prochain tour me sera sucré parce que Bonga n'a pas remporté un franc succès ce matin), mangeons des cochonneries, et rions grassement. Il s'est cassé le pied, il revient mercredi prochain. L'occasion rêvée pour enfin pouvoir sortir a l'heure et profiter des soirées ensoleillées pour aller me ballader dans le centre et...
2)... me vautrer sur le Zocalo ! Non, j'ai ma dignité, je me contente de m'y assoir quelques minutes et de regarder autour de moi : la Zocalo est enfin libéré ! Toujours aussi grand, toujours aussi beau. Vu d'en haut c'est bien aussi : ce soir je vais au "jeudi de jazz" sur la terrasse d'un hotel de la place. Jueves de Terra-jazz, de 9 a 11 pm, Terraza del Zocalo, plaza de la Constitución n° 13.
3) Mon week end dernier : chouette. Je me suis laissée embarquer par Ricardo et Rebeca (et Magali qui était chez eux depuis jeudi midi) a Real de Catorce, charmante ville minière abandonnée a 600 km au nord de México. Oui, vos cheveux s'en dressent sur la tête : 1200 bornes en deux jours, bonjour l'angoisse, bla bla bla. Ben un peu ! En gros j'ai dû passer 5 heures en bus vendredi soir pour aller au Ranch, puis 5 heures de voiture samedi pour aller du Ranch a Real, mais on a bien rigolé tous les 4 et on a mangé des crevettes, des sandouiches et du moka frappé (pas tout en même temps, hein). Quelques heures a Real, la nuit, lever à 7 h pour profiter du lever du soleil sur les montagnes, puis retour ÉPIQUE.
J'mexplique (visez la rime en -ique pas évidente à caser). A Real, il y a une église dédiée a Saint Francois d'Assises, le même qu'on était allé voir papa maman et moi directement à Assises en juillet 2000. Pas qu'on soit spécialement intéressés par les miracles, mais un peu de culture religieuse n'a jamais fait de mal. Donc, Saint Francois, on lui fait sa fête a Real le 4 octobre. Ce qui concrètement signifie que, sitôt passées les festivités de l'Indépendance pour les gueux qui lisent pas bien mes notes, l'indépendance mexicaine se fête tout le mois de septembre, mais plus fortement les 15 et 16 on se met a péleriner a Real pour voir le petit Santito et invoquer sa clémence éternelle. (Tiens, je sais pas si vous savez, quand j'étais jeune - petite, quoi - j'adorais le prénom Clémence. Ok rien à cirer, je retourne à mes poneys)
DONC, décidément ce point n° 3 me semble bien long, il y avait un max de monde, et le tunnel de 2 km, creusé a la pioche dans la montagne, qui est le seul moyen d'accéder a la ville, était fermé aux voitures. J'ai donc dû prendre d'abord une charrette tirée par un âne pour franchir ce premier troncon. PUIS une camionnette pour faire les 4 kilometres qui relient l'entrée du tunnel au village de La Luz, à mi-montagne. Puis 1 h 20 de bus jusqu'à Matehuala, LA ville du coin, où je devais choper un bus direct pour México à 14h30. Timing génial, j'y arrive à 13h58, je fille acheter mon billet et là bien sûr, le couac, ca ne pouvait pas ne pas planter, le bus - qui vient le Monterrey, encore plus au nord- a du retard et n'arrivera pas avant 17h. NOOOOOOON. Je me rabats donc sur un bus pour San Luis Potosi, LA super grande ville d'un peu plus loin (2 h de route) et de là j'ai enfin pris un bus pour le DF (5h de route).
Une bonne dizaine d'heures de route dans les pattes (je suis montée dans la charrette à 11h34, je sors du bus a México à 21h46, faites les comptes bande d'iconoclastes)... mais j'aime bien voir le paysage... qui est grandiose en descendant de Real à Matehuala, et à crever d'ennui la bouche ouverte sur tout le reste du trajet, soit 8h de baillements j'en enlève un peu car il y a quelques mètres de paysage intéressant entre San Luis et Queretaro. Et pas vraiment moyen de dormir avec les télés de bus à fond, comme d'hab ! J'ai quand même vu deux fois la Marche de l'Empereur, deux épisodes de X-files qui m'ont foutu une trouille d'enfer, et un film débilos avec Sarah Jessica Parker qui depuis qu'elle ne sex plus dans la city est à ramasser à la petite cuiller, c'est pour vous dire à quel point c'est génial le bus mexicain ! Ceci est à peine du second degré. Un jour si vous êtes sages, je vous parlerai de mon expérience des transports Guatémaltèques, histoire de rigoler un peu.
Voilà la fin du 3) ! Alors pour l'anecdote, Magali et moi avons fait la queue parmi les pélerins pour rentrer dans l'église (je voulais lui montrer les délicieux ex-votos en émail), nous avons même acheté nos bougies-souvenir avec la prière à Saint Francois, mais nous n'avons pas poussé le vice jusqu'à baiser les pieds de la relique !
4) En guise de conclusion, je suis dans la mouise jusqu'au cou car je me suis entichée d'une adorable veste noire de chez Zara évidemment, vous pensiez quand même pas que H&M ouvrirait un magasin rue du Pérou juste pour mes (très) beaux yeux ? qui a mon grand dam, est de la collection 2004. Merde.
5) J'en ai marre d'écrire, je vous laisse.
13:04 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Vui et tu oublies de dire que Real de Minas de Nuestra Senora de la Limpia Conception de los Alamos de Real de Catorce est aussi un lieu de débauche ... hé hé hé ... car c'est une des terres sacrés des indiens Huitcholes qui consomment - entre autre - du peyotl....
Ecrit par : Perlooonnssss | 28.09.2006
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