30.09.2006

Bebe

Ella sa cansao de tirar la toallamedium_bebe1.jpg
Se va quitando poco a poco telarañas
No ha dormido esta noche pero no esta cansada
No mira ningún espejo pero se siente to’ guapa

Hoy ella sa puesto color en las pestañas
Hoy le gusta su sonrisa, no se siente una extraña
Hoy sueña lo que quiere sin preocuparse por nada
Hoy es una mujé que se da cuenta de su alma

Hoy vas a descubrir que el mundo es solo para ti
Que nadie puede hacerte daño, nadie puede hacerte daño
Hoy vas a comprender
Que el miedo te puede romper con un solo portazo.
Hoy vas a hacer reir
Porque tus ojos se han cansado de ser llanto, de ser llanto…
Hoy vas a conseguir
Reir tanto de ti y ver que lo has logrado que…

Hoy vas a ser la mujer
Que te dé la gana de ser
Hoy te vas a querer
Como nadie ta sabio queré
Hoy vas a mirar pa’lante
Que pa atrás ya te doy yo bastante
Una mujé valiente, una mujé sonriente
Mira como pasa

Hoy nasié la mujé perfecta que esperaban
Ha roto sin pudore las reglas marcadas
Hoy a calzado tacone para hacer sonar sus pasos
Hoy sabe que su vida nunca mas será un fracaso

Hoy vas a descubrir que el mundo es solo para ti
Que nadie puede hacerte daño, nadie puede hacerte daño
Hoy vas conquistar el cielo
Sin mirar lo alto que queda del suelo
Hoy vas a ser feliz
Aunque el invierno sea frio y sea largo, y sea largo…
Hoy vas a conseguir
Reir tanto de ti y ver que lo has logrado…

Hoy vas a descubrir que el mundo es solo para ti
Que nadie puede hacerte daño, nadie puede hacerte daño
Hoy vas a comprender
Que el miedo te puede romper con un solo portazo.
Hoy vas a hacer reir
Porque tus ojos se han cansado de ser llanto, de ser llanto…
Hoy vas a conseguir
Reir tanto de ti y ver que lo has logrado ohhhh…

 

 

Elle me fout la patate ! Cette chanson, Ella, me console et me motive les jours de blues, et elle me confirme que j'ai raison les jours où je me prends pour la reine du monde (ñark ñark).

Bebe est une chanteuse espagnole, ses textes sont pour la plupart incroyablement intelligents (voyez par exemple la chanson Malo sur la violence conjugale). Sa voix est un peu particulière, je vous l'accorde... L'album Pafuera Telarañas date de 2004, c'est un petit bijou. Comment a-t'on pu attendre aussi longtemps pour l'écouter ???

29.09.2006

les deux profs...

On dit souvent qu'il y a "deux profs qui comptent" dans la vie d'un élève. Voyons voir... moi dans l'ensemble, sur ma vingtaine d'années d'école/collège/lycée/fac, j'ai aimé -on se calme, apprécié- pas mal de profs... ce qui est un peu normal, vu que j'ai toujours aimé l'école/le collège/etc. Ya même une époque où j'étais une sale lèche ! Ouiche ! En maternelle, notamment, j'excellais dans l'art de bien ranger les jeux, ce qui me valait l'admiration et les bons points de la maîtresse, et l'indignation de ma maman, vu qu'à la maison ma chambre était un bordel innommable. On est fayot ou on ne l'est pas...

medium_profs.JPG

En primaire, j'ai piqué une crise de nerfs le jour où j'ai découvert que la maitresse de CE2 serait un maître. Mon premier... ca m'a fichu un coup ! Ben en fait, il était adorable, et à partir de ce jour j'ai préféré les mecs (je vous rappelle qu'on parle de l'enseignement, hein). Monsieur Wisselmann, il s'appelait. Je n'ai jamais cessé de l'adorer, même si il m'a super-grondé deux fois et qu'en général j'abomine, j'éxcècre, me faire engueuler par un prof. Une fois, je lui ai dit "didonc, maître, blablabla" et il m'a repris vertement "on dit pas didonc c'est très malpoli". Gloups. Une autre fois, on faisait du pointillisme, on devait dessiner le contours d'une maison. Avec mes voisins de classe, Jérémy et Jean-Baptiste, on avait fini, et on se demandait s'il fallait colorier. Moi j'étais d'avis que oui, alors on a fait péter les feutres et on a colorié la maison. Bien sûr, on voyait plus que c'était du pointillisme, mais à l'époque je ne m'arrêtais pas à ce genre de détails. Le maître passe dans les rangs, voit l'atroce maison fuschia de Jérémy, et lui demande pourquoi il a fait ca. "C'est Morgane qui nous a dit qu'il fallait colorier l'intérieur". Traitre sournois et perfide. Je vous dis pas comme je me suis fait remonter les bretelles. J'ai cru que Monsieur Wisselmann n'allait plus jamais m'aimer. Heureusement, je l'ai croisé le soir même près de chez moi, alors qu'il promenait son caniche et moi ma grenouille en peluche, oui vous avez bien lu, à une époque je promenais une grenouille en peluche EN LAISSE, dites moi pas que c'est pas normal, c'était avant d'avoir mon petit frère lapin, et on s'est réconcilié. Pfiou !

Pour en revenir aux deux "profs de ma vie", j'hésite entre trois, mais plouf-plouf, je vais éliminer le délicieux Monsieur Dorronsoro (ah, Gilles !) qui m'a régalée durant ma deuxième année d'IEP d'un cours de science politique incroyable. Lui m'a fait découvrir Michel Foucault, l'histoire de la Turquie depuis Mustapha Kemal, et bien sûr, les ressorts de la Révolution Afghane, sans doute son cours le plus passionnant, dispensé un an avant que ce pays ne revienne dans la lumière des télés internationales. Un prof de ouf, donc, mais qui échappe de peu au classement des top-two. Désolée, Gilles, mais en lot de consolation je recommande à tout le monde ton super bouquin La Révolution Afghane, des communistes aux talibans, éditions Karthala, Paris, 2000.

On passe aux choses sérieuses, le TOP-TWO, tadadadadada. Par ordre d'apparition dans ma vie, les deux profs qui m'ont le plus marqués sont (des mecs, vous constaterez) : Monsieur Pantalacci (Martin) et Monsieur Yobé (Christophe, Chris,...). Certains de mes vieux amis qui me lisent ne pourront qu'être d'accord, surtout s'ils ont eu le délicieux Cristophe en cours. Par contre, je crois que personne ne partage avec moi les souvenirs du collège, ce qui est bien dommage car à cette époque je savais me fendre la poire. Et je portais des baskets compensées, ah que ne m'avez vous pas connue à cette époque !

MONSIEUR PANTALACCI, donc, était mon prof de francais en 5°, 4° et 3°, au collège Ausone, à Trier, en Germanie. Il avait un physique génial, qui donnait tout de suite envie de l'aimer. On a fait des choses sympas, avec lui. A l'époque, je le trouvais cool, mais rétrospectivement, je le trouve génial. Je connais encore un bon paquet de poésies qu'on avait apprises avec lui, et pire, je les aime, ces textes : la Mort du Loup, de Vigny je revois encore Cindy venue réciter sa poésie au tableau, qui se vautra par terre en imitant le loup à l'agonie, ah ca les classes étaient très interactives ! La Mouche et le coche, de Lafontaine, et surtout, SURTOUT la fameuse autodictée d'un poème de Verlaine mis en musique par Léo Férré, dont je ne me rappelle pas le titre mais je connais encore les paroles par coeur : Écoutez la chanson bien douce / qui ne pleure que pour vous plaire / elle est dicrète, elle est légère / un frisson d'eau sur de la mousse... À cette époque, mon papa écoutait áussi Léo Ferré, donc j'ai dit au prof que ca faisait vraiment vioque. Super insolente la minette.

Je me souviens aussi de ses supers blagues, de ses dictons à deux balles genre "un train peut aller très loin à condition qu'il reste sur ses rails". De son concert de flamenco. Et bien sûr, du grand concours de Haïku qu'il avait organisé durant l'année scolaire 1993-94. Quel pédagogie ! Quel courage ! Déjà, initier des boutonneux à la subtilité de la poésie japonaise, je dis chapeau. Mais quand en plus on affiche une vingtaine de photos dans le hall d'entrée du collège, et qu'on demande aux élèves et professeurs d'écrire des haikus inspirés par ces images par ailleurs très belles, je me rappelle notemment d'une photo d'un parasol coca-cola sur la place Rouge, délicieux paradoxe je dis, vraiment, ouaouh.

Et avec plus de 10 ans de retard, je te demande pardon, Monsieur Pantalacci, d'avoir pondu ce haiku qui nous a tous fait rire, y compris toi qui avais eu l'intelligence d'y voir une marque d'affection :

Sur le crâne dégarni / De Monsieur Pantalacci / Une mouche a aterri

Un pur moment d'émotion. De la grande poésie. Pour moi en ce temps là, les seuls auteurs valables étaient Michael Crichton et Régine Deforges, c'est dire si j'assume mon passé de débilos. Pardon aussi pour imiter à tue-tête le sketch des Inconnus "les Policiers" en changeant le nom de "Marcel Patoulacci" pour le tien. Ca rendait super bien, "je m'appppelleuh Martaing Pannnntalacci, brigadier-chef et agent de la Paix avant tout", surtout quand c'était Katia qui s'y collait. Sales gosses !

medium_photojourlycee2.jpg

MONSIEUR YOBÉ, quant lui, était mon délicieux prof d'anglais en 2° et 1° au Lycée International, à Stras'. Rhôôô oui, j'étais dans un lycée de petites pestes friquées, fils et filles de diplomates ou de trafficants de drogue (hé, là je déconne ! enfin, j'espère...) non mes parents ne sont pas trafficants de drogues, qu'allez vous donc penser !, et j'avais en plus de mes 4 heures d'anglais hebdo, 2 heures de cours d'histoire en anglais. Avec Chris, donc. Qui au début nous a bien fait flipper, la Saranou et moi. Souvenir stressant après la première classe d'histoire sur la démocratie athénienne : il fallait qu'on sache prononcer à la perfection TOUT le vocabulaire. Soirée merdique à la BU, d'où nous nous sommes faites tèj' comme des malpropres de lycéennes que nous étions. Angoisse, larmes, nous détestions déjà Monsieur Yobé après même pas une semaine de cours.

Ca n'a pas duré, vous vous en doutez ; je suis d'un naturel optimiste et conciliant. Au bout d'un mois, je l'adorais. Nous l'adorions TOUTES, car nous étions une classe de 26 filles et 4 mecs (les pauvres !). Que dis-je, nous l'idolatrions. Le pire, c'est que c'était mérité. En plus d'être super beau, il était super drôle, super gentil, super intéressant et super chou. Je dis super 5 fois si je veux, vous voyez pas que je suis en pleine phase de régression midinette ? Ce qu'on riait, mon dieu ! Les fois où j'ai été le plus près de me pisser dessus de rire, c'est à lui que je les dois. Il avait surnommé Bertrand, un des (pauvres) garcons du groupe, 'Bertie' et lui a fait faire la roue en cours, un jour. Hi, hi. Il m'a surprise pendant une pause à montrer mon soutif a Jess, ma copine d'internat. Arf, arf. J'en passe et des meilleures. Un vrai choupinet, je vous dit. Tellement qu'on s'est même pas énervées quand on a appris qu'il était marié et qu'un troisième enfant était en préparation. Nan, on était tellement open au MYFC Mister Yobé's Fan Club qu'on a même offert une grosse peluche pour la naissance du bébé !

Après, on s'est calmé ; enfin, moi et un groupe de dissidentes on a fondé le Bertie's Fan Club, ca faisait moins "briseuses de couple".

Merci, donc, Monsieur Yobé, vielmols merci de m'avoir fait découvrir et aimer Friends en VO, Wallace et Gromit, et les Monty Pythons. Merci de m'avoir trainé in-extremis aux États-Unis et m'avoir indirectement permis de m'acheter mon premier Levi´s vintage en velour (un jour je rentrerai de nouveau dedans, arf arf !). Je n'oublierai jamais le skyline de Chicago ce merveilleux soir d'octobre, ma plus belle image de ce pays. Merci pour tes remarques en cours, qui m'ont formées aux subtilités du cynisme, du sarcasme et de la drôlerie intelligente, je suis sûre que Pierre Desproges t'aurait adoré. It had to be you, Morgane, it had to be you / Of course Mr yobé, I'm the only one who uses this kind of ruler here ! Grâce à toi, je sais à tout jamais construire des belles phrases en Anglais grâce à la très performante ILSVMR, aussi connue sous le nom scientifique de NSVFOR.

Ben oui, la I Like Sardins Very Much Rule, ou Never Separate Verb From Objet Rule, zavez jamais été en cours avec Chris ou quoi ?

En réfléchissant bien, je crois que le seul truc que je puisse te reprocher, c'est de nous avoir fait lire l'horrible, l'abominable The Prime of Miss Jean Brodie (et le voir à la télé, comme si c'était pas déjà assez chiant comme ca, fallait qu'ils en fasse un film !). Mais c'est pas trop grave, hein. After all, nobody is perfect !

 

Images : BD "les Profs" et photo classique de mon ex-lycée (troooop la classe)

 

28.09.2006

ton Guillaume en string à Lidl...

fais donc le malin !!! il ne te reste plus que 1h28 pour me fournir l'autre réponse, faute de quoi l'opprobre bloguesque s'abattra sur toi ñark ñark ñark

commentaires

Réponses en vrac (ouaiche je me sens pas forcément plus cohérente qu'il y a 1/2 heure) à vos nombreux commentaires par mail et vos quelques rares commentaires par site NB pour les chacaux qui écrivent des commentaires par mail, le link "commentaires" au bas des textes, c'est pour vous faciliter la tâche. Oui, je les lis. Quand y en a, bien sûr.

On commence par Guigui, tu me chauffes les oreilles avec ton impertinence. Je te mets au défi de me fournir, avant ce soir 18h (heure de México) le nom de la capitale du Vanuatu, et de l'île sur laquelle elle se trouve, ainsi que celle du Kiribati. Zou.

Itto, je suppose que tu es un ami dudit Guigui, avec un nom pareil ca m'étonnerait pas. Sache petit Sushi qu'à une époque pas si lointaine, quand j'ai connu Guitou, qui m'a été présenté par Clairette le 9 août 2004 lors d'un picnic à Paris Plage nous avions mangé de la salade de riz, de la baguette au pâté, bu du rosé et de la binouse, vu un concert des Ogres de Barback et disserté longuement sur le fonctionnement des tampons higyéniques c'est aussi ce soir-là que nous avions décidé souverainement de monter une expédition exploratoire (ouh l'allitération en ex- ! visez le truc !)dans les ateliers Renault de l'île Seguin OK J'ARRÊTE JE SAIS QUE MA MÉMOIRE VOUS FAIT FLIPPER ÑARK ÑARK ÑARK on lui disait "guillaume cheveu fou", parce qu'il avait les cheveux fous. Ce qui n'a pas trop changé. Enfin, qui sait, je ne l'ai pas vu depuis 8 mois, il s'est peut-être coiffé entre temps.

Les autres, il me semble que je vous ai répondu individuellement... Juste une précision, pour le suivi du commentaire déplacé de la pas Claire qui voulait plus de détails, comment dire, sous la ceinture, sur ce blog, ben en rêvez pas trop. On a pas gardé les vahces ensemble, ou bien ? Ma vie sexuelle ne regarde que Claire moi. Enfin, Claire et moi. N'allez pas non plus imaginer des choses, hin, hin.

Enfin, un truc qui me fait bien rire, je sais pas comment ca s'appelle, c'est quand des gens tapent une recherche sur Google et arrivent sur mon blog via cette recherche. Le top-five des requêtes effectuées pour aboutir a la page de la Guerita :

5/ "église penchée" pour info la cathédrale de Stras' s'enfonce aussi peu à peu...

4/ "ma copine" c'est si meuuuugnon...

3/ "trouver un nom de magasin original" alors là vraiment je vois pas où on trouve ca dans mes notes...

2/ "micro jupe cuir" là je vois très bien, mais ma pauvre fille es-tu bien sûre de vouloir être aussi pétasse ?

1/ "gâterie copine" sans commentaire... se référer au début de cette note : n'allez pas non plus imaginer des choses...

je me la raconte...

Pour résumer ma vie, mes oeuvres depuis vendredi dernier, alors que j'ai la grosse flemme parce que mon chef n'est pas là, qu'on doit emballer des trucs qui ne sont TOUJOURS pas arrivés et que c'est la fête du slip totale avec Robbie Williams en bruit de fond (aaaaaaargh). Je fais donc une liste, désolée, c'est pas tres sportif, mais au moins dites-vous que vous vous y retrouverez mieux, pq je me sens même pas très cohérente aujourd'hui.

Pouf, pouf, c'est parti.

1) Ouais donc mon chef n'est pas là. Comme dit le célebre proverbe sénégalais, quand le chat n'est pas là, les souris sortent le tam-tam. En l'occurence, quand JL n'est pas là, L, C, L, R, M et moi écoutons de la zique (pas forcément bonne, que voulez-vous, c'est chacun son tour et de toutes facon je crois que mon prochain tour me sera sucré parce que Bonga n'a pas remporté un franc succès ce matin), mangeons des cochonneries, et rions grassement. Il s'est cassé le pied, il revient mercredi prochain. L'occasion rêvée pour enfin pouvoir sortir a l'heure et profiter des soirées ensoleillées pour aller me ballader dans le centre et...

2)... me vautrer sur le Zocalo ! Non, j'ai ma dignité, je me contente de m'y assoir quelques minutes et de regarder autour de moi : la Zocalo est enfin libéré ! Toujours aussi grand, toujours aussi beau. Vu d'en haut c'est bien aussi : ce soir je vais au "jeudi de jazz" sur la terrasse d'un hotel de la place. Jueves de Terra-jazz, de 9 a 11 pm, Terraza del Zocalo, plaza de la Constitución n° 13.

3) Mon week end dernier : chouette. Je me suis laissée embarquer par Ricardo et Rebeca (et Magali qui était chez eux depuis jeudi midi) a Real de Catorce, charmante ville minière abandonnée a 600 km au nord de México. Oui, vos cheveux s'en dressent sur la tête : 1200 bornes en deux jours, bonjour l'angoisse, bla bla bla. Ben un peu ! En gros j'ai dû passer 5 heures en bus vendredi soir pour aller au Ranch, puis 5 heures de voiture samedi pour aller du Ranch a Real, mais on a bien rigolé tous les 4 et on a mangé des crevettes, des sandouiches et du moka frappé (pas tout en même temps, hein). Quelques heures a Real, la nuit, lever à 7 h pour profiter du lever du soleil sur les montagnes, puis retour ÉPIQUE.

J'mexplique (visez la rime en -ique pas évidente à caser). A Real, il y a une église dédiée a Saint Francois d'Assises, le même qu'on était allé voir papa maman et moi directement à Assises en juillet 2000. Pas qu'on soit spécialement intéressés par les miracles, mais un peu de culture religieuse n'a jamais fait de mal. Donc, Saint Francois, on lui fait sa fête a Real le 4 octobre. Ce qui concrètement signifie que, sitôt passées les festivités de l'Indépendance pour les gueux qui lisent pas bien mes notes, l'indépendance mexicaine se fête tout le mois de septembre, mais plus fortement les 15 et 16 on se met a péleriner a Real pour voir le petit Santito et invoquer sa clémence éternelle. (Tiens, je sais pas si vous savez, quand j'étais jeune - petite, quoi - j'adorais le prénom Clémence. Ok rien à cirer, je retourne à mes poneys)

DONC, décidément ce point n° 3 me semble bien long, il y avait un max de monde, et le tunnel de 2 km, creusé a la pioche dans la montagne, qui est le seul moyen d'accéder a la ville, était fermé aux voitures. J'ai donc dû prendre d'abord une charrette tirée par un âne pour franchir ce premier troncon. PUIS une camionnette pour faire les 4 kilometres qui relient l'entrée du tunnel au village de La Luz, à mi-montagne. Puis 1 h 20 de bus jusqu'à Matehuala, LA ville du coin, où je devais choper un bus direct pour México à 14h30. Timing génial, j'y arrive à 13h58, je fille acheter mon billet et là bien sûr, le couac, ca ne pouvait pas ne pas planter, le bus - qui vient le Monterrey, encore plus au nord- a du retard et n'arrivera pas avant 17h. NOOOOOOON. Je me rabats donc sur un bus pour San Luis Potosi, LA super grande ville d'un peu plus loin (2 h de route) et de là j'ai enfin pris un bus pour le DF (5h de route).

Une bonne dizaine d'heures de route dans les pattes (je suis montée dans la charrette à 11h34, je sors du bus a México à 21h46, faites les comptes bande d'iconoclastes)... mais j'aime bien voir le paysage... qui est grandiose en descendant de Real à Matehuala, et à crever d'ennui la bouche ouverte sur tout le reste du trajet, soit 8h de baillements j'en enlève un peu car il y a quelques mètres de paysage intéressant entre San Luis et Queretaro. Et pas vraiment moyen de dormir avec les télés de bus à fond, comme d'hab ! J'ai quand même vu deux fois la Marche de l'Empereur, deux épisodes de X-files qui m'ont foutu une trouille d'enfer, et un film débilos avec Sarah Jessica Parker qui depuis qu'elle ne sex plus dans la city est à ramasser à la petite cuiller, c'est pour vous dire à quel point c'est génial le bus mexicain ! Ceci est à peine du second degré. Un jour si vous êtes sages, je vous parlerai de mon expérience des transports Guatémaltèques, histoire de rigoler un peu.

Voilà la fin du 3) ! Alors pour l'anecdote, Magali et moi avons fait la queue parmi les pélerins pour rentrer dans l'église (je voulais lui montrer les délicieux ex-votos en émail), nous avons même acheté nos bougies-souvenir avec la prière à Saint Francois, mais nous n'avons pas poussé le vice jusqu'à baiser les pieds de la relique !

4) En guise de conclusion, je suis dans la mouise jusqu'au cou car je me suis entichée d'une adorable veste noire de chez Zara évidemment, vous pensiez quand même pas que H&M ouvrirait un magasin rue du Pérou juste pour mes (très) beaux yeux ? qui a mon grand dam, est de la collection 2004. Merde.

5) J'en ai marre d'écrire, je vous laisse.

 

 

22.09.2006

comme un vendredi...

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Presqu'un mois après les faits, voici ENFIN ma nouvelle tête noire... bon, on voit pas des masses, mais si vous allez dans les albums photo, y'en a d'autres plus grandes, ainsi qu'une chouette peinture au pochoir que j'ai mitraillée dans ma rue (bande de péruviens subversifs !)

Ces derniers jours, je n'ai pas écrit grand chose, parce que j'avais pas trop le temps d'une part, mais aussi parce que j'ai été malade ! Une bonne vieille intoxication alimentaire qui m'a empêchée d'aller travailler hier. Là où ca la fout mal, c'est que je ne suis même pas tombée malade en mangeant dans une horrible gargotte des bas fonds du centre, ou en buvant mon verre quotidien d'eau du robinet (faites pas vos gros yeux, c'est pour renforcer mes défenses immunitaires. D'ailleurs ca marche, vu que la bouffe glauque de la rue je la supporte très bien, cf plus haut). Non, ce qui m'a infectée, ce sont des sushis. De Sushi-Itto. La loooooooose !

La doubleloose, même, vu que je bosse avec cette entreprise, qui m'énerve déjà bien assez comme ca en ne nous payant pas les sous qu'elle a récoltés pour nous. Et aussi parce que leurs sushis sont petits et chers. Ouaif, j'aurais pas du en acheter, mais vous savez ce que c'est , il y a des envies qu'on arrive pas à rationaliser.

Bref, moi bien malade depuis mardi, j'ai héroiquement pu garder la face mercredi (sans rien manger de la journée ou presque) pour trimballer Magali au bureau et au concert de jazz d'Alberto Zuckermann le soir - mon premier concert de jazz "intimiste", j'ai adoré et je suis prête à renouveler l'expérience tous les mercredis ! Miercoles de Jazz, IFAL, Río Nazas n°43, col. Cuauhtémoc. Entrée libre à partir de 21 h même que Magali est tombée amoureuse de Manolo, le batteur (cette midinette !)

Pour ceux que ca branche, ou qui se préoccuppent de ma santé, j'ai eu une piqûre dans la fesse gauche (quand on me regarde de dos) et des médicaments. Et en sus, une diète insipide de pain grillé et riz blanc pendant 4 jours. J'ai à peine entamé le deuxième jour de ce régime déprimant que j'ai déjà des pulsions difficilement gérables vers la machine a gateaux du bureau... sans parler de ma collègue L qui mange sans vergogne un tamal miamiamiamiaaaaaargh.

Voilà, je raconte pas plus que ca aujourd'hui, mais j'ai du taf en retard et j'ai intérêt à me grouiller si je veux sortir tôt pour choper mon bus de 18h30 pour aller au Ranch ! Week end bucolique en perspective : après les excès répétés du dernier mois, un peu de piscine, de bronzette et de vélo au milieu d'un nulle part sauvage vont me faire du bien. On se voit lundi, donc... sauf s'il m'arrive quelque chose de terrible d'ici à 17h, mais franchement j'espère pas... faut que je me ménage !

19.09.2006

l'instant câlin

J'ai commencé a écrire ce texte dimanche... depuis (hier soir, en fait !) je me suis rendu compte - avec l'aide de la sagace Magali - qu'Oumi est en fait un chat. M'enfin vous pouvez quand même lire ce qui suit, et après on rediscutera de son changement de sexe ! 

Depuis maintenant un mois, je suis dotée de superpouvoirs d'un adorable chat, qui selon mes spéculations est une chatonne, quoi qu'à cet âge là ce ne soit pas très identifiable. Cette délicieuse créature ne répond pas au nom d'Oumi, qui est pourtant celui dont je l'ai affublée, avec cet incroyable bon goût qui me caractérise. Au début, je voulais trouver un nom qui fasse jeu de mot avec "chat" et le premier qui me soit venu a l'esprit, c'est Malo, parce que "chamallow" et aussi "Saint-Malo", mais comme malo en espagnol signifie "méchant" je me suis dit que le pauvre animal serait stigmatisé et mis au banc de la société péruvienne. Puis j'ai spirituellement pensé a Shalom - qui je le rappelle à l'intention de ceux qui ne seraient pas allés s'égosiller au cathé a Trèves-Nord a la fin des années 80 ou ne parleraient pas le minmum syndical d'Hébreu signifie "paix", au même titre que "mir" en russe, "paz" en espagnol ou "paix" en francais. Et finalement, j'ai fait un amalgame dans ma tête de linotte, de 'Miaou' (le seul mot que ce chat ait a la bouche), de 'Miou-miou' (célèbre actrice à minois et nom d'un ex-chat de mes grands-oncles Louis et Laurette) et de 'Oumi' (joli prénom de fille). Comme vous le constatez, c'est 'Oumi' que j'ai retenu a l'unanimité.

En même temps, 'Miaou', pour un chat, c'est moyen. Et je sais bien que Nicolas et quelques autres zélés fanatiques de Dominique M. (ouh les délices des cours de politique africaine de la France, de la construction européenne qui m'a valu ma PIRE note de toute ma scolarité, de problèmes internationaux contemporains !) vont me dire qu'il faut appeler un chat 'un chat'. Mais d'un, ce n'est pas très original, je suis sûre que la moitié des étudiants qui sont passés entre ses mains ont déjà un chat qui s'appelle Unchat. De deux, comme je vous l'ai déjà dit plus haut, c'est une fille, donc il faudrait l'appeler 'Unchatte' ce qui peut prêter a des blagues grivoises, pour ne pas dire gravilloneuses. Non, Oumi c'était franchement le mieux. Dont acte. Hi hi hi décidemment c'est le revival Dom' aujourd'hui !

Je disais donc qu'Oumi est adorable. Enfin, à ses heures, cela va de soi. Elle reste un chat.

medium_untitled.JPGÊtre un chat, à mon avis, c'est du boulot. N'importe qui ne pourrait pas se réincarner en chat. Voyez donc le rythme intenable de la mienne (et encore, elle n'a que trois mois, qu'est ce que ca sera quand elle sera grande et vaccinée et que je la laisserai sortir, le coeur rongé d'angoisse ?). Pour simplifier, on va dire que sa journée commence a l'heure à laquelle elle est le plus hyperactive, c'est à dire 23h-minuit. Question que je vous pose, amis, famille, kékés, qui j'ose l'espérer m'aimez et me connaissez un peu : que fais-je, moi, en semaine, vers 23h-minuit ? BINGO, ou BANCO si vous avez trop regardé ou fumé H, je suis en procesus d'endormissage ou de tout ce qui pourrait faciliter la chose : prendre une douche, regarder des photos sur mon ordi, lire un livre a la lueur des bougies. Et bien elle aussi, elle fait ca ! Je m'explique : elle reste assise dans la salle de bain en miaulant comme une perdue, et si je remue un tant soit peu le rideau de la couche elle l'attaque et le lacère. Quand je sors toute trempée, elle saute en l'air partout comme si je l'aspergeais, toujours en miaulant, et va se réfugier sur la plus haute étagère de mon placard d'où il faut que je l'extirpe par la ruse et la force, pour qu'elle ne passe pas la nuit a boulotter mes pulls. Quand j'ouvre mon ordi, rebelotte : elle se love d'abord gentiement sur mes cuisses, et sans crier gare, saute toutes griffes dehors sur les images qui défilent. J'ai résolu le problème en regardant mes photos assise a mon petit bar de la cuisine, qui est encore trop haut pour que la tigresse puisse y sauter. Mais comme je n'ai pas pour habitude de m'endormir sur le bar (même si c'est le mien, même s'il est a peu près a 8 mètres de mon lit), j'ai dû renoncer a utiliser mon ordi avant de pioncer.

Bref. Retour à l'emploi du temps de la féline : donc en gros jusqu'a minuit, elle consacre toute son énergie à m'empêcher de dormir. Puis quand je dors, comme elle est mignonne, elle vient se lover tout contre moi pour faire style "on est des copines, on dort ensemble". Ce qui est plutôt mignon, vous en conviendrez. Sauf qu'elle opte sytématiquement pour les positions étouffe-Morgane, qui sont au nombre de trois : les fesses dans le visage (beurk !) ; la gueule dans le visage (beurk ! bis, l'haleine de paté de saumon) ou carrément le bide sur le nez, me demandez pas comment si si c'est possible, au début ca sent le poil propre et doux, et au bout d'un temps ca sent plus rien : je suis entrain de m'asphixier.

Quand on a enfin trouvé notre position, on s'endort gentiment. Il va sans dire que nous faisons rarement des nuits complètes. Des fois, Oumi a envie de jouer, et elle me le fait savoir en me réveillant doucement d'un coup de patte, avec griffes sinon ca me réveille pas direct. Ou alors des fois elle se roule en boule dans des endroits inconvenants et me hurle dessus si je bouge ou me retourne dans mon sommeil : exemple typique, juste dans le creux de mon dos quand je dors sur le côté, donc bien sûr je l'écrase au moindre mouvement.

Bien sûr, vous allez me dire que je ne devrais pas dormir avec elle, si elle me dérange autant. OK. Je vais vous répondre de manière argumentée : prem's, avoir un chat et pas pouvoir dormir avec ou s'en servir de bouillotte, cela n'a aucun intérêt. Deuze, et pas des moindres, j'ai déjà essayé, figurez vous, de la laisser toute la nuit dans le salon. Vous pensez bien que si ca marchait, je continuerais a le faire. En l'occurrence, la garce miaule comme une perdue et gratte à la porte. Et quand j'arrive à ne pas céder, elle me refait le coup le matin, juste avant le réveil. Mon doux chaton.

C'est ici, là maintenant, que je reprends l'écriture. Je sais maintenant qu'Oumi est un garcon... ce qui en soi ne change pas grand chose... sauf que je n'aurai pas besoin de le stériliser ! Voui, je m'en fiche qu'il aille courir la gueuse et engrosser toute les minettes du quartier, du moment qu'il n'y a pas de pension alimentaire à payer, arf arf. Cela dit, si après avoir été traité comme une fille pendant un mois, il n'a pas de séquelles au niveau psychologique et sexuel, ca sera pas mal. Et dire que je lui avais acheté une assiette de Batman pour manger ses croquettes, pour pas qu'il se sente trop 'princesse' ! Il va falloir que je la change pour un truc de Candy, pour pas qu'il soit trop macho !

Cette histoire me fait penser à deux autres grandes confusions des genres qui ont jalonné ma vie d'amie des bêtes. Quand j'étais cavalière débutante à l'Etrier de Plerguer, il y avait un cheval qui s'appelait Iris. Pour moi, c'était un nom de fille, donc je considérais que la bestiole en question était une jument. La première fois que je l'ai monté(e)(hi hi), j'ai dû faire du galop toute seule, ce qui a été fingueurinzenouze jusqu'à ce que le moniteur me dise de ralentir au trot, puis au pas : pas possible. J'étais pas embarquée dans un grand galop de ouf, non, c'était tranquille, juste qu'elle ne s'arrêtait pas, malgré mes injonctions ('doucement fifille','ralentis ma jolie' ou au bout d'un moment 'tu vas t'arrêter nunuche') et les conseils patients et répétés du moniteur. Read my teeth : PAS POSSIBEUL. Je vous rassure, depuis j'ai compris que pour freiner un cheval, il fallait se redresser, serrer ses doigts sur les rênes, etc etc. Quand au bout de 52 tours, le cheval s'est arrêté tout seul, j'ai dit au moniteur "ben didonc elle a bien galopé", et il m'a répondu que c'etait pas elle mais il. Et là j'ai bien sûr compris qu'Iris m'avait fait payer ma bourde de cette petite humiliation. Les chevaux sont des animaux TRÈÈÈÈÈS intelligents. Et TRÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈS TRÈS susceptibles.

La deuxième fois, c'est quand j'ai eu Boule, mon petit frère lapin je précise pour ceux à qui je n'ai jamais raconté mon histoire fraternelle, maternelle et passionnelle avec cette bébette. On imagine pas à quel point on peut entretenir une relation complexe avec un lapin gris. Bref. C'est mon oncle Sepp Pour les non-alsacophones ou les non-initiés aux méandres de ma famille, zavez qu'à me faire signe, on fera une petite note particulière de remise à niveau qui me l'avait donné tout bébé, et forcément à cet âge-là on ne voyait pas sesmedium_lapin-stylise-024-r.jpg attributs. Quelques semaines plus tard, mon papy Joseph, après l'avoir examiné sous toutes les coutures, m'annoncait que c'etait une fille. Chouette. J'étais donc dotée d'une lapine fort agréable, jusqu'à ce qu'elle se mette à adopter des comportements pour le moins bizarres, comme sauter frénétiquement sur mes chaussons en forme de lapin et se secouer très fort sur eux. Ou faire pipi partout en gambadant (en alsacien on dit "spritzer", c'est plus explicite). Jusqu'a ce qu'un soir en rentrant de l'école, alarmée par ces attitudes déplacées, ma maman attrappe la Boule, lui écarte les pattes arrières, et m'appelle en s'esclaffant : "tu vois ce qu'il a, là, ton lapin ?". LES BOULES ! au sens propres comme au sens figuré. Je me suis mise à pleurer : mon lapin avait des tumeurs, il allait mourir, la vie était trop injuste, brave petite ingénue.

Un mini-cours de reproduction lapinière plus tard, j'appelais mon papy Joseph bien décidée à l'assomer de reproches et à le condamner à mon opprobre éternelle. Sans dec ! Mais je n'ai pas pu mettre mon plan à exécution, son unique argument de défense m'ayant confondue : tout ce qu'il a trouvé à me dire, c'est "ah mais j'avais dit 'c'est PEUT ÊTRE une fille'". Devant tant de mauvaise foi, une enfant de 10 ans ne peut que s'incliner.

Remarque, maintenant ca me donne bonne conscience pour justifer que j'ai traité Oumi de chatonne pendant un mois. Après tout, il y avait une chance sur deux !

15.09.2006

'Mexicanos, ¡VIVA MÉXICO!'

 

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CE SOIR ET DEMAIN, C'EST FET.NAT. AU MEXIQUE. CA COMMENCE A 23 H AVEC LE FAMEUX "CRI", QUI COMMÉMORE L'APPEL DU CURÉ MIGUEL HIDALGO, QUI LE 15 SEPTEMBRE 1810 EXHORTA SES OUAILLES A SE SOULEVER CONTRE LE GOUVERNEMENT COLONIAL ESPAGNOL. AUJOURD'HUI, DANS CHAQUE VILLE, VILLAGE, TROUPAUMÉ DU PAYS, LE MAIRE OU CE QUI EN TIENT LIEU VA CRIER, DU HAUT D'UN BALCON QUI TRAINERA DANS LE COIN, LE FAMEUX "MEXICANOS, VIVA MÉXICO!" AUQUEL LA FOULE EN LIESSE RÉPONDRA EN S'ÉGOSILLANT "VIVAAAAAA", SUIVI D'AUTRES CRIS QUE JE NE REPRODUIRAI PAS TOUS PAR MANQUE DE TEMPS ET DE PLACE.

A MÉXICO, C'EST TRADITIONNELLEMENT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, QUI DU HAUT DE SON BALCON DU PALAIS NATIONAL, SONNE LA CLOCHE ET POUSSE LE CRI, DEVANT UN ZOCALO BONDÉ (ET ALCOOLISÉ). CETTE ANNÉE, EN RAISON DU CONTEXTE DIFFICILE, VICENTE FOX, QUI S'EST DÉJÀ MAINTES FOIS DISTINGUÉ PAR SON MANQUE SINGULIER DE "PANTALONES" COMME ON DIT RUE DU PÉROU, A BAISSÉ LES BRAS ET DÉCIDÉ D'ALLER CRIER AILLEURS, DANS LA VILLE DE DOLORES HIDALGO (D'OÙ LE CURÉ HIDALGO AVAIT LANCÉ SON CRI, VOUS SUIVEZ ?). CE SONT DONC LE MAIRE DE MÉXICO ET SON COPARTIDAIRE DU PRD, LE CANDIDAT DÉBOUTÉ ANDRES MANUEL LOPEZ OBRADOR, QUI CONTINUE SON NUMÉRO DE FARCEUR, QUI CRIERONT EN CHOEUR.

BRAVO. JE N'IRAI PAS. DE TOUTES FACONS, JE N'AVAIS PAS PRÉVU D'Y ALLER, J'AI PAS TRES ENVIE DE ME FAIRE PIÉTINER CE SOIR. MAIS JE TROUVE QUE TOUT CECI COMMENCE A RESSEMBLER A DU N'IMPORTE QUOI. CE SOIR JE CRIE, DEMAIN JE ME BARRE QUELQUES HEURES POUR LAISSER PASSER LE DÉFILÉ MILITAIRE, ET DIMANCHE SOIR J'ORGANISE MA 'CONVENTION NATIONALE DÉMOCRATIQUE' POUR FORMER UN GOUVERNEMENT 'LÉGITIME'. LÉGITIME POUR QUI ? POUR MA POIRE ET POUR CELLE DE MES POTES.medium_peje.jpg

BRAVO. QUELLE FARCE. QUI PEUT ENCORE CROIRE EN M. LOPEZ OBRADOR? SON BLOCUS DU CENTRE A DESSERVI EN PREMIER LIEU LES HABITANTS DU QUARTIER ET LES GENS QUI Y TRAVAILLENT, CAISSIERS, AMBULANTS ET AUTRES, QUI SONT LE NOYAU DUR DE SES ÉLECTEURS. PARCE QUE LES 'BOURGEOIS DU PAN' QU'IL DÉCRIE TANT, ILS VIVENT AILLEURS, OÙ PERSONNE N'A PLANTÉ DE TENTES, N'A INSTALLÉ DE SANISETTES PESTILENTIELLES, N'A COUPÉ LES ROUTES ET DÉVIÉ LES TRANSPORTS EN COMMUN.

QUELLE FARCE QUE CE SLOGAN POMPEUX "EXCUSEZ LE DÉRANGEMENT, NOUS SOMMES ENTRAIN DE CONSTRUIRE LA DÉMOCRATIE". QUEL GROS MOT ! QUELLE DÉMOCRATIE PEUT-ON ESPÉRER CONSTRUIRE EN CONVOCANT UN GOUVERNEMENT PARRALÈLE, EN DIFFAMANT SES PROPRES ÉLECTEURS, EN REFUSANT D'ACCEPTER QU'UNE VICTOIRE PUISSE NE PAS ÊTRE SIENNE.

JUSQU'À L'ANNONCE DU RÉSULTAT DES ÉLECTIONS, LE 2 JUILLET, JE SOUHAITAIS VOIR LE PRD L'EMPORTER; MAIS JE NE PEUX ACCEPTER QU'UN CANDIDAT NE RECONNAISSE PAS SA DÉFAITE, QU'IL MANIPULE SES PARTISANS AU POINT DE METTRE EN PÉRIL UN FRAGILE ÉQUILIBRE INSTITUTIONNEL; QU'UN PETIT GROUPE PRENNE EN OTAGE TOUTE UNE PARTIE D'UNE VILLE, DE MA VILLE, PENDANT UN MOIS ET DEMI.

SI J'AI ÉTÉ IMPRESSIONNÉE AU DÉBUT PAR LA CAPACITÉ DE MOBILISATION DES PRDISTAS, SI J'AI ADMIRÉ LA FORCE DE LEUR CONVICTION, JE PENSE QU'IL EST TEMPS D'ACCEPTER LA DÉFAITE, QUI EST LE PROPRE DU JEU DÉMOCRATIQUE, ET PLUTOT QUE DE S'ENFONCER DANS UN BRAS DE FER VAIN, DE RECONSTRUIRE LE PRD, DE LUI REDONNER UNE CRÉDIBILITÉ, AFIN DE LE PRÉPARER AUX FUTURES ECHEANCES ELECTORALES.

JE N'IRAI PAS SUR LE ZOCALO, J'AI HORREUR DES MOUVEMENTS DE FOULE; ET POUR AVOIR VU L'ARMADA DÉPLOYÉE DEPUIS HIER AUTOUR DE LA PLACE, JE N'AI PAS NON PLUS TRES ENVIE DE ME RETROUVER ENTRE LE MARTEAU DES FÊTARDS ET L'ENCLUME DES ROBOCOPS. MAIS COMME JE NE RATERAIS POUR RIEN AU MONDE UNE OCCASION DE CRIER "VIVE LE MEXIQUE", J'IRAI FÊTER AU SON DU MARIACHI PLACE GARIBALDI. C'EST TOUT AUSSI CLINQUANT QUE LES FUSILS GRAISSÉS, PLUS KITSCH, ET PLUS CUCURUCUCU-PAAAAAAALOMA. CE SOIR, BIÈRE NATIONALE À FLOTS !

ON RÉVISE UNE DERNIÈRE FOIS...

MEXICANOS, ¡VIVA MÉXICO! ¡MUERA EL MAL GOBIERNO!

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Pour votre info, un nouvel article de la flippée - et pas tres bien informée - Babette Stern, correspondante très spaciale spéciale de Libé à México:

 http://www.liberation.fr/actualite/monde/204602.FR.php

A part ca, Magali est arrivée hier soir, a fait son premier tour dans le centre pour mesurer l'étendue du désastre, a mangé des enchiladas suizas en salsa verde, et a bien dormi. Et je n'ai même pas profité de son sommeil pour lui piquer tous ses tshirts H&M...

14.09.2006

ma copine de chez Zara

Oui, je sais, deux jours entiers sans écrire. Groumpf. C'est que des fois, il m'arrive de bosser à en perdre haleine, voyez-vous. J'espère que vous n'êtes pas engoncés dans les stupides clichés de la siesta permanente sous les cactus (image ô combien stupide, vu le peu d'ombre que fournissent les cactus, faudrait être fou pour s'allonger dessous !) et du Mexicain petitpoilutrappumoustachu paresseux. Parce que ce n'est pas comme ca, ici ! Enfin, pas au Kilo. Enfin, pas tout le temps. Je sais bien que moi-même j'ai dû vous enduire d'erreur quand je disais dans ma note de vendredi dernier que c'était la fête du slip... Je reprécise, donc: ce vendredi matin là, c'était effectivement la fête du slip, mais c'est pas tout le temps comme ca, seulement en cas d'anniversaire, d'absence conjointe de tous les chefs, de match de la coupe du monde... mais je m'éloigne...

Enfin, pas tant que ca vu que tout a commencé à cause que je travaille, et même bien des fois si l'on en croit les félicitations que m'a adressées hier soir BB (Big Boss ou Gran Jefe), que j'ai croisé à la porte du bureau. Damned, me suis-je dit, il arrive à 18:03 pile, c'est sûr qu'il y a au moins une réunion hyperméga indispensable qui durera jusqu'à 21h et je suis juste entrain de partir... Pas rancunière, je lui fais quand même la bise en pensant en mon for intérieur "si seulement je n'étais pas allée aux toilettes, à cette heure-ci je serais loin", quand il commence a me féliciter chaleureusement de mes réussites. Ah, euh, quoi ? (bredouille, bredouille) Et que je commence a discuter le bout de lard sur les sous-sous, la campagne qui se prolonge d'un mois, etc etc. Au bout de 5 minutes, quand même, BB s'est aprecu qu'il avait une réunion sur le feu (pas avec moi, ouf !) et s'est eclipsé, ce qui m'a permis de prendre mes jambes à mon cou sauter dans mon bus.

Et c'est là, alors que j'étais tranquilement entrain de savourer l'arrière goût de l'éloge, que je me suis dit, "mais bon sang de bois, je suis trop forte, il faut que je me récompense !". Non, je déconne, vous vous doutez bien que je n'ai pas dit 'bon sang de bois', je suis pas non plus née au siècle dernier ! Bon, dans l'absolu, si, mais dans mon esprit, comme je suis contemporaine, le siècle dernier c'est encore le XIXème, pouf pouf, insistez pas. Par contre, là où je déconne pas, c'est sur le coup du 'il me faut une auto-récompense', voui, famille, amis, kékés, vous connaissez ma philosophie du 'je m'aime moi même'. Et pour me récompenser, quoi de mieux qu'une petite surprise de chez... ZARA !?!medium_300px-Zara_boutique_in_ifc_Central_Hong_Kong.jpg

Tu parles d'une surprise : je m'habille Zara de pied en cap depuis que je suis ici, dans l'attente fébrile de voir se pointer le premier H&M du marché latino... sûr que quand il ouvrira cuilà j'en serai réduite à hypothéquer un rein pour assouvir tous mes caprices besoins... (quand je dis Zara, c'est Zara et aussi des fois les autres marques du groupe, genre Bershka ou Pull and Bear, Massimo Dutti plus rarement car je n'en suis pas encore à ce stade de ma féminité) Mais là, pour des raisons d'autorestriction budgétaire décrétées dans la perspective de passer des fêtes nationales grandioses (je dis 'des' car ca s'étend sur tout le week-end), je n'y avais pas mis les pieds depuis DEUX semaines. Un record. Que je souhaitais prolonger, mais bon, je méritais vraiment une petite gâterie, donc pourquoi se faire violence, en sortant du métro a Allende, j'ai bondi du côté Zara au lieu de bondir du côté appart'. Parce que je sais pas si vous étiez au courant, mais j'habite tout près du Zara du Centro Histórico, et je l'ai même pas fait exprès, hin hin. Vous prenez a droite en sortant de mon immeuble, puis vous prenez la première a gauche par le Chili, vous continuez tout droit et vous ne pourrez pas le louper, il est en face d'une église penchée, comme à peu près toutes les églises ici.

Je peux donc y aller en faisant un à peine tout petit détour en rentrant du boulot, ce qui est certes un charmant avantage, mais j'ai également un autre argument de choc pour justifier d'en avoir fait mon magasin de prédilection : je suis copine avec la minette des cabines d'essayage. OUAICHE. Comme je vous le dit. Ah, ca pose sa femme, ca ! En fait notre amitié est née et s'étoffe d'un cercle vicieux ou vertueux, selon qu'on considère mon point de vue ou celui de ma carte de crédit : j'allais assez souvent à ce Zara, pour les raisons de commodité sus-nommées, et par conséquent j'allais souvent aux cabines d'essayage, donc cette fille a commencé à me repérer, on a discuté, et comme elle est sympa, je me suis mise à y aller de plus en plus souvent, donc on a discuté encore plus, et maintenant on piapiatte comme des amies d'enfance.

Ou presque, parce jamais une amie d'enfance ne m'appellerait MOCgane comme le fait Nancy... mais je ne peux pas lui en vouloir, on rigole bien, elle est 'achement cool, et, surtout, elle incarne ZARA, hin hin. Et puis comment tenir rigueur à une fille qui pas plus tard que le mois dernier m'a empêchée de m'acheter un pull rose fuschia qui aurait fait rougir Roselyne Bachelot ? ou plutôt, 'un pull rose qui fait rosir Roselyne', pour l'allitération scabreuse mais néanmoins maitrisée en 'rose' Pleine de tact, elle m'a gentiment fait comprendre que l'objet du délit ne seyait pas franchement a mon teint et m'a fait quelques suggestions fort pertinentes. A la place de l'horreur en question,  je suis donc repartie avec une tunique bleue a fleu-fleurs qui comme dit M fait très 'mamie sexy', un sac marron en cuir, et un jean noir très hype. Pleine de tact, disais-je, et bien rouée aux techniques pointues du marketing, la bougresse !

M'enfin si ca continue, il va être temps de franchir un nouveau cap et de se voir en dehors des cabines d'essayage, ca serait bath !

A part ca, ah oui finalement je ne suis acheté un pull vert flash à col roulé, pour les fraîches matinées, que je porte aujourd'hui même avec un pantalon noir et des cheveux noir, ca fait un effet boeuf. Hier soir j'ai vu le film L'Enfant, des frères Dardenne, palme d'Or à Cannes en 2005, et j'ai pas franchement apprécié, sauf à la toute fin quand Bruno demande des nouvelles de Jimmy à Sonia, et qu'on s'est écrié au même moment "j'l'ai vendu" -meuh non, elle allait pas faire ca, elle, quand même ! Un bon petit fou rire. On se demande toujours qui est l'enfant auquel le titre fait référence, je suppose que c'est fait exprès, c'est le genre de trucs que le jury du festival kiffe bien en général. Cela me fait penser que je n'aime pas des masses les films à plame d'Or. Mais comme ce n'est pas le sujet, on en reparlera une autre fois. Mais vraiment, Dancer In The Dark, c'est du chantage émotif, on ne me convaincra pas du contraire, même si Björk y est épatante. medium_bebe_riendo.jpg

Et encore à part ca, je viens d'apprendre en tombant presque de ma chaise, que les supermarchés MZ qui sont sous mon aile viennent de me rapporter un bon paquet de fric. Enfin, pas à moi, mais comme c'est grâce a moi c'est tout comme : on dirait que je viendrais juste de gagner plein de sous et que je déciderais de consacrer l'intégralité de cette somme folle à acheter toute la collection automne-hiver de Zara, Bershka, Pull and Bear et Massimo Dutty sauver le monde. Quoi, j'ai un sens de l'exagération hors du commun ? Tous ces petits chtoups qui vont manger et grandir sainement, c'est pas déjà sauver le monde, ca ? Je sais vraiment pas ce qu'il vous faut ! Vous voyez bien que je bosse ! Et hop, retour au point de départ, la boucle est bouclée !

Ouh, je crois que j'en connais une qui a bien mérité une petite récompense !!!

 

11.09.2006

chroniques d'un week-end agité

medium_absolut_20vodka.jpgVendredi soir, la journée de princesse prend fin, le week-end commence par une douche et une visite impromptue de mes voisins catégorie moins de 10 ans, qui viennent voir Oumi. Qui bien sûr se planque sous le canapé dès que la horde bruyante des minus franchit le seuil. Du coup, c'est moi qui fait l'animation... ils sont mignons, touchent à tout, courent, et posent plein de questions bizarres. Style : "et tu l'as toujours eu ce chat? / ben non ca fait juste trois semaines / ah et tu l'as eu où ? il t'a suivi dans la rue ?". Arf, arf. C'est pas tout, mais j'ai une soirée sur le feu, va falloir partir là. M et J viennent me chercher, direction une fête d'étudiants étrangers a Coyoacán.

Une FÊTE D'ÉTUDIANTS ÉTRANGERS ! Comme dans ma jeunesse ! Dire que moi aussi, un jour, j'ai été "étudiante étrangère"... mais je n'ai pas fait trop de fêtes en tant que telle car a La Paz, il n'y avait que trois étudiants étrangers en plus de moi, donc si on voulait faire des fêtes qui déchirent, fallait qu'on s'intègre a des fêtes d'étudiants du cru !

Bref, et halte à la nostalgie, après un saut règlementaire à l'Oxxo du coin où nous avons démocratiquement décidé de passer la soirée à la vodka de bonne qualité, après avoir enfin réussi a garer la camionnette, la fête, la fête, la fête comme dit mon cher Iso. J'ai à peine franchi le seuil que je me fais alpaguer par un allemand. Ca commence bien. Je m'extirpe pour rejoindre les autres potes, que des mecs mais pas trop lourds, et vogue la galère. Au fil de la soirée, je retrouve plusieurs fois mon allemand, des suédois bourrés, des gringas, et des nouveaux mexicains que je pourrai ajouter a mon carnet d'adresse. J'ai même échangé une carte de visite avec un journaliste, entre deux vodka-goyave. Vers 3h, j'ai eu mon quart d'heure de nostalgie et je suis sortie pour penser aux fêtes rennaises, strasbourgeoises, luconnaises et parisiennes, et écraser une petite larme, après quoi c'était reparti comme en 40. You-hou, la fête, la fête etc. A la fin, j'ai aussi trouvé trois francais-que j'ai moyennement appréciés, cela dit en passant- et un italien terrible qui se faisait passer pour un australien. Ca s'est fini en bataille de gâteau au chocolat entre nous - J, M, P, l'italien, moi et je sais plus trop qui - en braillant du Robbie Williams (ce qu'on peut tomber bas après trois bouteilles !) Fille dont c'était l'anniversaire et dont on a ruiné le beau gâteau, c'est pas moi qui ait commencé, mais je t'avoue que j'ai adoré enfoncer mes doigts dans la crème patissière ! Premier oeil ouvert samedi matin vers 10h dans un lit inconnu. Quoi ??? Ouverture précipitée du deuxième oeil. Ah, pas si inconnu que ca, c'est la chambre d'amis de chez J où on finit souvent par se vautrer ces temps-ci. Tout va bien !

Premières conclusions du week-end : boire de l'absolut, ca ne fait pas mal à la tête, que ne m'en suis-je pas rendue compte avant au lieu d'endurer maintes fois les conséquences des breuvages du Lidl, se balancer du gateau au chocolat ca tache, j'espère que mon pull bleu clair s'en remettra, je suis une éternelle insatisafaite, quand je fais la fête en france je pense a mes amis mexicains et quand je fais la fête au mexique, à mes amis et kékés francais, j'aime bien sortir avec un groupe de mecs mais j'aimerais bien aussi avoir un groupe de filles, parce qu'ils sont chous mais mater les suédois entre minettes c'est plus rigolo !

Samedi, après un pot avec mon collègue J, sa copine P et leur pote A, et une petite sieste avec Oumi, concert des fameux Lost Acapulco, un groupe de 'surf mexicain'. Un peu dur de pas s'endormir en attenmedium_Banerlost2006.jpgdant le début, mais ouh là là, la première chanson décoiffe. La deuxième aussi et toutes les autres, yeee ! Je n'écouterai pas ca tous les jours, surtout que les paroles sont pas spécialement recherchées ("cojamos yaaaaaa/con tu mamaaaaaa","a hueeeeeevo" et autres réjouissances) mais c'est marrant. Nous sommes dans une résidence étudiante, le batteur se plaint parce que personne ne lui lance de string, ca pogotte vaguement vers l'avant, et ca finit vers une heure du mat. Ouf, le samedi est fini, j'ai ENFIN réussi a enchaîner deux sorties de suite, je suis rassurée, je vais peut-être avoir 25 ans dans trois mois (comment ca c'est inéluctable ? non, non, non) mais je ne suis pas encore une mémère. La preuve ? j'ai même réussi à aller me promener a Coyoacán dimanche après-midi avec Uli, sans m'endormir, même que c'était 'achement génial et qu'on a trouvé un café très agréable et pas du tout cher. Comme dit Thomas Fersen, si ce n'est pas l'amour, ce sont les alentours...

Objectif du week-end prochain : fêter dignement la fête nationale (tant pis pour la redondance!) vendredi soir, profiter du samedi pour se ballader, re-fêter la fête nationale samedi soir, et tenir le coup au baptème de Dieguito dimanche ! Nous en reparlerons...

 

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