05.10.2006
le nouveau mur...
Après plusieurs mois de débats et l'acceptation du projet par le Congrès en fin de semaine dernière, George W. Bush a promulgué hier une loi financant la construction de plus de 1000 kilomètres de mur à la frontière mexicaine...
A dit aujourd'hui au sagace journaliste de Libé l'ancien diplomate mexicain Mario Nuñez*. Personnellement, j'adhère à son opinion... Face cette frontière cicatrice, à cette insolente juxtaposition d'opulence et de misère, il me semble ingénu de penser qu'un bout de mur va arrêter des migrants prêts à tout pour tenter leur chance, pour aller au bout de leur illusion. Il n'est point besoin d'avoir vu les pèlerins de Xecul, au Guatemala, qui déposent des cigarettes, des cierges et des photos à Saint Simon afin qu'il les protège durant leur voyage ; pas nécessaire non plus de se rappeler cette femme qui a coupé les longs cheveux de son fiancé pour les offrir a la Vierge de Guadalupe, pour comprendre quelle est la détermination de ces hommes et femmes. Quand on a plus rien à perdre, on garde cet unique espoir et on essaye de franchir la frontière coute que coute. Même s'il faut traverser le désert, même s'il y a les hélicoptères, même si l'oncle Sam invente un nouvel obstacle.
Ce mur.
Qui va couter au bas mot des milliards de dollars, qui sert d'argument électoral de plus pour les Républicains, qui va essentiellement enrichir les passeurs, le crime organisé et le trafic d'êtres humains, et qui va sans doute contribuer a accroitre le nombre annuel de morts.
Quel gâchis... une fois de plus, qu'est ce qu'on dit ? "pauvre pays, si loin de Dieu et si proche des Etats-Unis"...
*L'article en ligne sur http://www.liberation.fr/actualite/monde/208819.FR.php... je vous recommande en outre le merveilleux film de Tommy Lee Jones, Les trois enterrements de Melquiades Estrada. Et la chanson de Jarabe de Palo, Las cruces de Tijuana.
Las luces que ví en tijuana
Me hicieron recordar
Lo lejos que están los sueños de su propia realidad,
Que solo los pajaros cruzan sin mojarse la frontera,
Que para el viento no existen ni pasaportes ni cercas.
13:30 Publié dans c'est pas du pipeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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