23.03.2007

ya !

je viens de mettre les nouveaux albums en ligne... zavez de quoi faire jusqu'à lundi !

22.03.2007

du calme !

Amis, famille, kékés... va falloir faire une petite mise au point, là, pasque je vous ai déjà prévenus que je tolèrerai plus les commentaires par mail !

Néanmoins, comme je suis pas sournoise, contrairement à la Sournoisette qui me tient lieu de mère, et que nombre d'entre vous se sont inquiétés de savoir si j'étais bien installée à Cuba, je vous prépare un nouvel album de mon palace héhé zavez raison de regarder a droite, je me suis empressée de rebaptiser l'ancien "mon ex palace" et meme, en plus, un autre de la crémaillère ÉCHEVELÉE de samedi dernier.

Donc si vous voulez me voir a genoux entrain de boire du tequila dans un bidon de trois litres, revenez demain.

D'ici là, je vais enfin m'enfiler mon Indio que j'estime bien méritée, sans dec' !

medium_zindio.jpg

07.03.2007

du jus !

et pas de pomme de terre !
finies les soirées romantiques et les tartines de frijol dans la semi-obscurité... la fée Électricité a ENFIN daigné se pencher sur le berceau de la fée Morgane...
selon M qui était chargé de surveiller les évolutions de la situation cavernicole de l'appart et de faire une grasse mat' de plus au passage, le gueux ! j'ai un beau compteur tout neuf et il y a enfin de l'élec à l'appart !
Sachant que j'avais laissé des sous hier soir a la concierge pour qu'elle m'achete une bouteille de gaz, ca va etre Byzance ce soir !!! La fin du blocus de Cuba ! mmm je sais que c'est un peu facile héhé
Je m'imaginais deja faire ripaille (j'ai une de ces envies de saumon, moi !) mais je viens de me rappeler que, dans ma déconfiture, je n'ai toujours pas acheté de four, ni de plaques.
C'est qui qui a l'air con, maintenant ?

06.03.2007

¡ Cuba si !

Fini le Pérou ! Je suis installée à Cuba (calle republica de... pour ceux qui ont du mal à suivre, jem) depuis samedi.

INSTALLÉE le mot est lâché, mais le mot est faible ! Sans élec, sans gaz, c'est un peu le campement. Et le bordel, aussi, car avec une heure à peine de lumière le soir en rentrant du boulot, c'est pas fastoche de terminer de laver les murs (soupir !), de ranger tout le fourbi (re-soupir !) et de décorer.

Donc depuis samedi, c'est chandelles tous les soirs. Enfin, samedi soir pas trop, vu qu'on a fêté l'anniversaire de L et qu'on est rentré bien imbibés vers 3 h du mat', ce qui fait qu'on s'est même pas rendu compte qu'il n'y avait pas d'élec. Et dimanche soir, après avoir comaté toute la journée en mangeant des sushis, la fatigue nous a terrassés dès 21h.

En fait les chandelles, c'était seulement hier soir, pour un dîner hautement romantique à base de sandwich au jambon.

Mmm... pendant que je tartinais la mayo, M tentait de jouer à la guitarre "How deep is your love" version John Frusciante, hein, pas version BeeGees, on est pas plouc a ce point hé ! en se crevant les yeux sur la partiture. La félicité conjugale de cette scène vous saute aux yeux, hein ? Elle n'a en tous cas pas échappé au chat, qui jugeant le moment sans doute un peu trop tranquille, en a profité pour sauter (partout) sur une bougie, la casser magistralement, et manquer de peu de foutre le feu à l'appart...

Bilan de la soirée romantique : dîner à LA chandelle, pour plus de sécurité, et enfilage rapidos de chaussures pour pas en plus s'ouvrir le pied sur un bris de verre (cause absence de lumière et donc de possibilité d'identifier et d'éliminer les dégâts)

Ce qui est bien, c'est que le gars qui a ouvert mon compte d'EDF mexicaine en vrai ca s'appelle Luz y Fuerza, vous mourrez moins bêtes ce soir a dit vendredi dernier que les agents passeraient "entre lundi et vendredi", je n'en ai plus que pour 3 soirées 'romantiques' maximum !!!

06.10.2006

des moments de plaisir

Comme chaque vendredi (sauf la semaine dernière où je sais pas ce qui m'a pris à parler de mes profs !) v'là une petite note tout en douceur pour attaquer le week end d'un bon pied : en exclusivité pour vous, famille, amis, kékés, la liste des menus plaisirs qui me comblent de joie dans cette bonne ville de México :

- marcher au hasard des rues, enfin, pas cette semaine car nous avons une rechute de mauvais temps, la semaine dernière c'était mieux, il faisait soleil et surtout, surtout, l'absence de mon chef me permettait de m'échapper avant 17h30 et de profiter des dernières heures du jour voui parce que la nuit tombe vers 19h30, en ce moment, bientot le changement d'heure je vous dis pas comment ca va déprimer !

- dans la série "touriste", me planter sur le zocalo et regarder, écouter, vibrer. Jeudi dernier j'y ai passé un bon moment, le soir, assise avec Uli à discuter de tout et de rien et à critiquer les touristes hi hi non mais tu l'as vu cuila vec son acoutrement que même un retraité allemand y voudrait pas ! Notez que je n'ai rien contre les retraités allemands, j'en connais même de plutôt sympathiques, mais alors dans le genre tsoin-tsoin, chapeau !

- regarder autour de moi et constater que les bons plans pleuvent : Mario Testino à San Ildefonso ma sortie glam de ce week end !, Fashion Week, expo World Press au musée Frantz Mayer, expo sur les Migrations au musée de la Ville, week end d'anniversaire de la Casa Vecina avec projections, poésie, cocktail gratos hé hé, soirées world music au L.A.C. et bien sûr les habituels délices que me réserve chaque mois la programmation du Centre Culturel d'Espagne situé à 3 petons de chez ouam.

- partir légèrement à la bourre le matin et attrapper en passant mon jus d'orange fraichement pressées chez l'adorable juteuse de l'angle de Pérou et Chili, depuis des mois qu'on se disait bonjour tous les matins vers 7h15, je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas pensé avant à lui acheter à boire !

- me sentir bien dans mon quartier, en papottant avec mes connaissances plus ou moins vagues : Yoyis de la rue derrière qui d'après M est attirée par moi mais je dis ya vraiment pas de quoi en fouetter un chat, mes innombrables et innénarrables voisins dont l'indispensable Alex, et la ribambelle de miômes, surtout mes préférés Marcos, Luis, Josué, Fernanda et un minuscule Schtroumpf dont j'oublie le nom mais qui n'a pas sa langue dans sa poche (pour ceux qui suivent, c'est celui qui m'avait demandé si mon chat m'avait suivi dans la rue !?!?!#$?%?!!!), mon boucher qui l'autre jour a kiffé grâââve d'avoir deux francaise en même temps dans son magasin (Mag et moi, allez pas croire qu'il y a une autre kamikaze dans le quartier !), l'autre boucher celui qui met son stand les mardi et vendredi en bas de mon immeuble, qui a le physique agréable-bien-que-massif de Tom Selleck et la 'stache qui va bien avec, et que me dit "hola muñeca" mais venant de lui j'accepte de bonne grâce, les petits gars de la boutique du coin avec qui on se paye de bons fous rire les soirs d'achat de bière en gros, le Güero qui dort sur le trottoir, la dame qui surveille les voitures dans l'impasse, mon pote chevelu du gaz qui m'a sauvé la mise la semaine dernière en me trouvant un nouveau tuyau en 10 min sinon j'auai pas eu d'eau chaude et d'aliments cuits du week end, j'en passe et des meilleures...

- manger a la Pagoda promis pour lundi je vous fais une note dessus !, des sushis à la mexicaine avec du fromage et du piment quelle imagination, des tacos campechanos steack et chorizo au métro Hidalgo, boire mon jus de luzerne, choper un palmier ici on dit "una oreja" à la boulange en passant, et bien sûr criser hystériquement parce que non madame, c'est pas à ce rythme là que je rentrerai dans du 38 à Noël mais lundi je retourne à la gym

- mes collègues, J, J, L, L, M, R, A, voire même mon chef décidément j'en tiens une sacrée couche moi aujourd'hui, tous les M., Mmes et Melles Camacho et affiliés avec qui je suis réellement en famille, mes amis, mes amours, et mon petit chat Au sujet duquel il m'urge de vous raconter deux-trois trucs bizarres qui me font penser qu'il s'agit en fait d'un chien égaré dans le corps d'un chat mais nous y reviendrons.

Je crois que c'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment... oui, aujourd'hui, bien que ce ne soit pas mon jour préféré de la semaine, je suis d'une bonne humeur décapante et irradieuse, je sais même pas pourquoi vu que je vais sortir tard pour cause de réunion mais qu'à cela ne tienne ! Comme disent ces bons vieux Village Pipole, There's no need to be unhappy, he, he !

;-) Bon ouikènde !

07.09.2006

c'est le Pérou !

Pouarf, je suis en forme aujourd'hui. Ca doit être la pluie battante, attendez-vous à ce que j'emploie des expressions comme "c'est un as", ou même "c'est drôlement Bath". Tiens, c'est marrant, en réfléchissant comme ca a des expressions vieillottes, je viens de me rendre compte que la plupart se réfèrent a un pays, ou une ville : c'est le Pérou, c'est Byzance, c'est Bath, c'est la Pologne... on pourra en reparler un autre jour, si ca vous interpelle autant que moi. Ouais ! Et on en profitera pour faire un test sur les capitales du monde ! On commence tout de suite avec une question pour Guillaume, qui fait le malin dans sa Tour Montparnasse : capitale du Bouthan ?

Je reviens quand même a mon thème du jour, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Pouf, pouf. C'est vrai, quoi, je mets "c'est le Pérou" parce que j'habite rue de la République du Pérou (c'est le nom officiel complet, entre nous on dit "j'habite au Pérou"), qui selon toute logique géographique se situe entre les rues "Brésil" et "Chili", même que mes invités doivent venir en avion parce que quand même, le Pérou et le Mexique, c'est pas la porte à côté, arf arf. Ca suffit. Aujourd'hui, je vous parlerai non pas de ma rue, comme on pourrait s'y attendre, mais plutôt de mon immeuble, le glorieux n°100, avec sa facade décrépite jaune pipi et ses imprimeurs du rez de chaussée.medium_perú.JPG 

Ceux d'entre vous qui m'ont fait l'honneur d'une visite pourront vous le confirmer, mon immeuble - et surtout mes voisins - sont folklos. C'est comme ca dans le centre, enfin, de ce côté-ci du centre. Mon entourage mexicain a d'ailleurs poussé des cris d'orfaie quand j'ai annoncé mon désir d'emménager dans cette antichambre des enfers. Pensez-vous, je suis a trois pâtés de maisons des quartiers de Tepito et de la Lagunilla, sorte de combinaison de marché géant, de Barbès puissance 100 000, et de cité de la joie, mon immeuble est situé juste en face d'un ring de lucha libre, et je suis également proche de la place Garibaldi, qui mis a part ses chaleureux et roucoulants mariachis a tout d'un coupe gorge passée une certaine heure. Pleurez pas, puisque je vous dis que je me suis installée dans ces bas-fonds parages de mon plein gré volontaire !

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours A-DO-RÉ le Centre Historique de México. Ma première fois sur le Zócalo, en décembre 2001, j'ai a peine pu contenir une envie de hurler "youhou" et de m'allonger sous le mat du grand drapeau, juste pour voir le grand carré de ciel au-dessus de ma tête, et les facades crénelées des immeubles de la place. J'aime aussi l'activité grouillante des rues adjacentes, les palais a moitié en ruine, le bruit sourd de tous les gens qui font leurs affaires, l'émotion toute particulière que je ressens quand je pense a l'histoire de la ville. Bien sûr, des fois ca suffit a peine a éclipser mon énervement face aux embouteillages (je ne parle même pas de la circulation des voitures dans les rues mais de celle des piétons sur les trottoirs), à la saleté, et au chaos ambiant. Car oui, j'avoue, il arrive que je fasse ma princesse et que je me dise que vraiment, non, c'est pas possible, comment puis-je supporter ca, mais ca ne m'arrive vraiment pas souvent et pas très longtemps : en général, il suffit que j'arrive vers la place Santo Domingo, que les gens commencent a me saluer, pour que je me dise que finalement, a pesar de todo, c'est 'achement bien d'être là.

Voui, je sais, je ne suis toujours pas entrain de parler de mon immeuble, en même temps si je vous ennuie, la barre d'adresse est juste là haut et rien ne vous empêche d'aller sur le site de Paris-Match http://www.parismatch.com/ si vous pensez y lire des trucs plus trépidants. Cette semaine, Isabelle Adjani dans un rôle choc, Thierry Breton en moule-bite sur la plage de Mer-les-Bains, et Al Gore qui révolutionne le paysage politique étasunien en se déclarant "pour l'environnement". Voilà, maintenant que j'ai éliminé les lecteurs pas vraiment intéressés, je peux me lancer dans le vif du sujet. Quoi que... ca fait un peu long pour aujourd'hui, non ? Je suis sûre que demain vous aurez bien assimilé toutes ces informations préliminaires et que vous profiterez plus de mon VRAI texte sur mon immeuble et mes voisins. On se voit demain, donc,  même heure même endroit, je compte sur votre motivation, hin hin.

 

Photo : papa Dany - rue Perú vue du toît de mon immeuble.