06.10.2006
des moments de plaisir
Comme chaque vendredi (sauf la semaine dernière où je sais pas ce qui m'a pris à parler de mes profs !) v'là une petite note tout en douceur pour attaquer le week end d'un bon pied : en exclusivité pour vous, famille, amis, kékés, la liste des menus plaisirs qui me comblent de joie dans cette bonne ville de México :
- marcher au hasard des rues, enfin, pas cette semaine car nous avons une rechute de mauvais temps, la semaine dernière c'était mieux, il faisait soleil et surtout, surtout, l'absence de mon chef me permettait de m'échapper avant 17h30 et de profiter des dernières heures du jour voui parce que la nuit tombe vers 19h30, en ce moment, bientot le changement d'heure je vous dis pas comment ca va déprimer !
- dans la série "touriste", me planter sur le zocalo et regarder, écouter, vibrer. Jeudi dernier j'y ai passé un bon moment, le soir, assise avec Uli à discuter de tout et de rien et à critiquer les touristes hi hi non mais tu l'as vu cuila vec son acoutrement que même un retraité allemand y voudrait pas ! Notez que je n'ai rien contre les retraités allemands, j'en connais même de plutôt sympathiques, mais alors dans le genre tsoin-tsoin, chapeau !
- regarder autour de moi et constater que les bons plans pleuvent : Mario Testino à San Ildefonso ma sortie glam de ce week end !, Fashion Week, expo World Press au musée Frantz Mayer, expo sur les Migrations au musée de la Ville, week end d'anniversaire de la Casa Vecina avec projections, poésie, cocktail gratos hé hé, soirées world music au L.A.C. et bien sûr les habituels délices que me réserve chaque mois la programmation du Centre Culturel d'Espagne situé à 3 petons de chez ouam.
- partir légèrement à la bourre le matin et attrapper en passant mon jus d'orange fraichement pressées chez l'adorable juteuse de l'angle de Pérou et Chili, depuis des mois qu'on se disait bonjour tous les matins vers 7h15, je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas pensé avant à lui acheter à boire !
- me sentir bien dans mon quartier, en papottant avec mes connaissances plus ou moins vagues : Yoyis de la rue derrière qui d'après M est attirée par moi mais je dis ya vraiment pas de quoi en fouetter un chat, mes innombrables et innénarrables voisins dont l'indispensable Alex, et la ribambelle de miômes, surtout mes préférés Marcos, Luis, Josué, Fernanda et un minuscule Schtroumpf dont j'oublie le nom mais qui n'a pas sa langue dans sa poche (pour ceux qui suivent, c'est celui qui m'avait demandé si mon chat m'avait suivi dans la rue !?!?!#$?%?!!!), mon boucher qui l'autre jour a kiffé grâââve d'avoir deux francaise en même temps dans son magasin (Mag et moi, allez pas croire qu'il y a une autre kamikaze dans le quartier !), l'autre boucher celui qui met son stand les mardi et vendredi en bas de mon immeuble, qui a le physique agréable-bien-que-massif de Tom Selleck et la 'stache qui va bien avec, et que me dit "hola muñeca" mais venant de lui j'accepte de bonne grâce, les petits gars de la boutique du coin avec qui on se paye de bons fous rire les soirs d'achat de bière en gros, le Güero qui dort sur le trottoir, la dame qui surveille les voitures dans l'impasse, mon pote chevelu du gaz qui m'a sauvé la mise la semaine dernière en me trouvant un nouveau tuyau en 10 min sinon j'auai pas eu d'eau chaude et d'aliments cuits du week end, j'en passe et des meilleures...
- manger a la Pagoda promis pour lundi je vous fais une note dessus !, des sushis à la mexicaine avec du fromage et du piment quelle imagination, des tacos campechanos steack et chorizo au métro Hidalgo, boire mon jus de luzerne, choper un palmier ici on dit "una oreja" à la boulange en passant, et bien sûr criser hystériquement parce que non madame, c'est pas à ce rythme là que je rentrerai dans du 38 à Noël mais lundi je retourne à la gym
- mes collègues, J, J, L, L, M, R, A, voire même mon chef décidément j'en tiens une sacrée couche moi aujourd'hui, tous les M., Mmes et Melles Camacho et affiliés avec qui je suis réellement en famille, mes amis, mes amours, et mon petit chat Au sujet duquel il m'urge de vous raconter deux-trois trucs bizarres qui me font penser qu'il s'agit en fait d'un chien égaré dans le corps d'un chat mais nous y reviendrons.
Je crois que c'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment... oui, aujourd'hui, bien que ce ne soit pas mon jour préféré de la semaine, je suis d'une bonne humeur décapante et irradieuse, je sais même pas pourquoi vu que je vais sortir tard pour cause de réunion mais qu'à cela ne tienne ! Comme disent ces bons vieux Village Pipole, There's no need to be unhappy, he, he !
;-) Bon ouikènde !
13:32 Publié dans barrio bravo... la vie du quartier | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.10.2006
moi en nunuche
Sorti de ma bouche il y a une demi-heure, pause repas sur la terrasse du bureau :
C : Oh Morgane, que comes, es alambre con nopal ? Oh Morgane, tu manges quoi ? de l'alambre avec du cactus ?
Mo : No, mi C, es carne con nopal Non, mon C, c'est de la viande avec du cactus
Tous : HAHAHAHAHA HAHAHAHAHA HAHAHAHAHA HAHAHAHAHA
Sachant que le terme "alambre" sert a qualifier la viande coupée en petits morceaux et mélangée a n'importe quel légume ou piment... Comme quoi même après +/- 5 ans de Mexique, on en apprend encore tous les jours !
15:45 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
le nouveau mur...
Après plusieurs mois de débats et l'acceptation du projet par le Congrès en fin de semaine dernière, George W. Bush a promulgué hier une loi financant la construction de plus de 1000 kilomètres de mur à la frontière mexicaine...
A dit aujourd'hui au sagace journaliste de Libé l'ancien diplomate mexicain Mario Nuñez*. Personnellement, j'adhère à son opinion... Face cette frontière cicatrice, à cette insolente juxtaposition d'opulence et de misère, il me semble ingénu de penser qu'un bout de mur va arrêter des migrants prêts à tout pour tenter leur chance, pour aller au bout de leur illusion. Il n'est point besoin d'avoir vu les pèlerins de Xecul, au Guatemala, qui déposent des cigarettes, des cierges et des photos à Saint Simon afin qu'il les protège durant leur voyage ; pas nécessaire non plus de se rappeler cette femme qui a coupé les longs cheveux de son fiancé pour les offrir a la Vierge de Guadalupe, pour comprendre quelle est la détermination de ces hommes et femmes. Quand on a plus rien à perdre, on garde cet unique espoir et on essaye de franchir la frontière coute que coute. Même s'il faut traverser le désert, même s'il y a les hélicoptères, même si l'oncle Sam invente un nouvel obstacle.
Ce mur.
Qui va couter au bas mot des milliards de dollars, qui sert d'argument électoral de plus pour les Républicains, qui va essentiellement enrichir les passeurs, le crime organisé et le trafic d'êtres humains, et qui va sans doute contribuer a accroitre le nombre annuel de morts.
Quel gâchis... une fois de plus, qu'est ce qu'on dit ? "pauvre pays, si loin de Dieu et si proche des Etats-Unis"...
*L'article en ligne sur http://www.liberation.fr/actualite/monde/208819.FR.php... je vous recommande en outre le merveilleux film de Tommy Lee Jones, Les trois enterrements de Melquiades Estrada. Et la chanson de Jarabe de Palo, Las cruces de Tijuana.
Las luces que ví en tijuana
Me hicieron recordar
Lo lejos que están los sueños de su propia realidad,
Que solo los pajaros cruzan sin mojarse la frontera,
Que para el viento no existen ni pasaportes ni cercas.
13:30 Publié dans c'est pas du pipeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


