15.09.2006

'Mexicanos, ¡VIVA MÉXICO!'

 

medium_h_9_ill_799756_obrador.2.jpg

CE SOIR ET DEMAIN, C'EST FET.NAT. AU MEXIQUE. CA COMMENCE A 23 H AVEC LE FAMEUX "CRI", QUI COMMÉMORE L'APPEL DU CURÉ MIGUEL HIDALGO, QUI LE 15 SEPTEMBRE 1810 EXHORTA SES OUAILLES A SE SOULEVER CONTRE LE GOUVERNEMENT COLONIAL ESPAGNOL. AUJOURD'HUI, DANS CHAQUE VILLE, VILLAGE, TROUPAUMÉ DU PAYS, LE MAIRE OU CE QUI EN TIENT LIEU VA CRIER, DU HAUT D'UN BALCON QUI TRAINERA DANS LE COIN, LE FAMEUX "MEXICANOS, VIVA MÉXICO!" AUQUEL LA FOULE EN LIESSE RÉPONDRA EN S'ÉGOSILLANT "VIVAAAAAA", SUIVI D'AUTRES CRIS QUE JE NE REPRODUIRAI PAS TOUS PAR MANQUE DE TEMPS ET DE PLACE.

A MÉXICO, C'EST TRADITIONNELLEMENT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, QUI DU HAUT DE SON BALCON DU PALAIS NATIONAL, SONNE LA CLOCHE ET POUSSE LE CRI, DEVANT UN ZOCALO BONDÉ (ET ALCOOLISÉ). CETTE ANNÉE, EN RAISON DU CONTEXTE DIFFICILE, VICENTE FOX, QUI S'EST DÉJÀ MAINTES FOIS DISTINGUÉ PAR SON MANQUE SINGULIER DE "PANTALONES" COMME ON DIT RUE DU PÉROU, A BAISSÉ LES BRAS ET DÉCIDÉ D'ALLER CRIER AILLEURS, DANS LA VILLE DE DOLORES HIDALGO (D'OÙ LE CURÉ HIDALGO AVAIT LANCÉ SON CRI, VOUS SUIVEZ ?). CE SONT DONC LE MAIRE DE MÉXICO ET SON COPARTIDAIRE DU PRD, LE CANDIDAT DÉBOUTÉ ANDRES MANUEL LOPEZ OBRADOR, QUI CONTINUE SON NUMÉRO DE FARCEUR, QUI CRIERONT EN CHOEUR.

BRAVO. JE N'IRAI PAS. DE TOUTES FACONS, JE N'AVAIS PAS PRÉVU D'Y ALLER, J'AI PAS TRES ENVIE DE ME FAIRE PIÉTINER CE SOIR. MAIS JE TROUVE QUE TOUT CECI COMMENCE A RESSEMBLER A DU N'IMPORTE QUOI. CE SOIR JE CRIE, DEMAIN JE ME BARRE QUELQUES HEURES POUR LAISSER PASSER LE DÉFILÉ MILITAIRE, ET DIMANCHE SOIR J'ORGANISE MA 'CONVENTION NATIONALE DÉMOCRATIQUE' POUR FORMER UN GOUVERNEMENT 'LÉGITIME'. LÉGITIME POUR QUI ? POUR MA POIRE ET POUR CELLE DE MES POTES.medium_peje.jpg

BRAVO. QUELLE FARCE. QUI PEUT ENCORE CROIRE EN M. LOPEZ OBRADOR? SON BLOCUS DU CENTRE A DESSERVI EN PREMIER LIEU LES HABITANTS DU QUARTIER ET LES GENS QUI Y TRAVAILLENT, CAISSIERS, AMBULANTS ET AUTRES, QUI SONT LE NOYAU DUR DE SES ÉLECTEURS. PARCE QUE LES 'BOURGEOIS DU PAN' QU'IL DÉCRIE TANT, ILS VIVENT AILLEURS, OÙ PERSONNE N'A PLANTÉ DE TENTES, N'A INSTALLÉ DE SANISETTES PESTILENTIELLES, N'A COUPÉ LES ROUTES ET DÉVIÉ LES TRANSPORTS EN COMMUN.

QUELLE FARCE QUE CE SLOGAN POMPEUX "EXCUSEZ LE DÉRANGEMENT, NOUS SOMMES ENTRAIN DE CONSTRUIRE LA DÉMOCRATIE". QUEL GROS MOT ! QUELLE DÉMOCRATIE PEUT-ON ESPÉRER CONSTRUIRE EN CONVOCANT UN GOUVERNEMENT PARRALÈLE, EN DIFFAMANT SES PROPRES ÉLECTEURS, EN REFUSANT D'ACCEPTER QU'UNE VICTOIRE PUISSE NE PAS ÊTRE SIENNE.

JUSQU'À L'ANNONCE DU RÉSULTAT DES ÉLECTIONS, LE 2 JUILLET, JE SOUHAITAIS VOIR LE PRD L'EMPORTER; MAIS JE NE PEUX ACCEPTER QU'UN CANDIDAT NE RECONNAISSE PAS SA DÉFAITE, QU'IL MANIPULE SES PARTISANS AU POINT DE METTRE EN PÉRIL UN FRAGILE ÉQUILIBRE INSTITUTIONNEL; QU'UN PETIT GROUPE PRENNE EN OTAGE TOUTE UNE PARTIE D'UNE VILLE, DE MA VILLE, PENDANT UN MOIS ET DEMI.

SI J'AI ÉTÉ IMPRESSIONNÉE AU DÉBUT PAR LA CAPACITÉ DE MOBILISATION DES PRDISTAS, SI J'AI ADMIRÉ LA FORCE DE LEUR CONVICTION, JE PENSE QU'IL EST TEMPS D'ACCEPTER LA DÉFAITE, QUI EST LE PROPRE DU JEU DÉMOCRATIQUE, ET PLUTOT QUE DE S'ENFONCER DANS UN BRAS DE FER VAIN, DE RECONSTRUIRE LE PRD, DE LUI REDONNER UNE CRÉDIBILITÉ, AFIN DE LE PRÉPARER AUX FUTURES ECHEANCES ELECTORALES.

JE N'IRAI PAS SUR LE ZOCALO, J'AI HORREUR DES MOUVEMENTS DE FOULE; ET POUR AVOIR VU L'ARMADA DÉPLOYÉE DEPUIS HIER AUTOUR DE LA PLACE, JE N'AI PAS NON PLUS TRES ENVIE DE ME RETROUVER ENTRE LE MARTEAU DES FÊTARDS ET L'ENCLUME DES ROBOCOPS. MAIS COMME JE NE RATERAIS POUR RIEN AU MONDE UNE OCCASION DE CRIER "VIVE LE MEXIQUE", J'IRAI FÊTER AU SON DU MARIACHI PLACE GARIBALDI. C'EST TOUT AUSSI CLINQUANT QUE LES FUSILS GRAISSÉS, PLUS KITSCH, ET PLUS CUCURUCUCU-PAAAAAAALOMA. CE SOIR, BIÈRE NATIONALE À FLOTS !

ON RÉVISE UNE DERNIÈRE FOIS...

MEXICANOS, ¡VIVA MÉXICO! ¡MUERA EL MAL GOBIERNO!

medium_images.3.jpg

Pour votre info, un nouvel article de la flippée - et pas tres bien informée - Babette Stern, correspondante très spaciale spéciale de Libé à México:

 http://www.liberation.fr/actualite/monde/204602.FR.php

A part ca, Magali est arrivée hier soir, a fait son premier tour dans le centre pour mesurer l'étendue du désastre, a mangé des enchiladas suizas en salsa verde, et a bien dormi. Et je n'ai même pas profité de son sommeil pour lui piquer tous ses tshirts H&M...

14.09.2006

ma copine de chez Zara

Oui, je sais, deux jours entiers sans écrire. Groumpf. C'est que des fois, il m'arrive de bosser à en perdre haleine, voyez-vous. J'espère que vous n'êtes pas engoncés dans les stupides clichés de la siesta permanente sous les cactus (image ô combien stupide, vu le peu d'ombre que fournissent les cactus, faudrait être fou pour s'allonger dessous !) et du Mexicain petitpoilutrappumoustachu paresseux. Parce que ce n'est pas comme ca, ici ! Enfin, pas au Kilo. Enfin, pas tout le temps. Je sais bien que moi-même j'ai dû vous enduire d'erreur quand je disais dans ma note de vendredi dernier que c'était la fête du slip... Je reprécise, donc: ce vendredi matin là, c'était effectivement la fête du slip, mais c'est pas tout le temps comme ca, seulement en cas d'anniversaire, d'absence conjointe de tous les chefs, de match de la coupe du monde... mais je m'éloigne...

Enfin, pas tant que ca vu que tout a commencé à cause que je travaille, et même bien des fois si l'on en croit les félicitations que m'a adressées hier soir BB (Big Boss ou Gran Jefe), que j'ai croisé à la porte du bureau. Damned, me suis-je dit, il arrive à 18:03 pile, c'est sûr qu'il y a au moins une réunion hyperméga indispensable qui durera jusqu'à 21h et je suis juste entrain de partir... Pas rancunière, je lui fais quand même la bise en pensant en mon for intérieur "si seulement je n'étais pas allée aux toilettes, à cette heure-ci je serais loin", quand il commence a me féliciter chaleureusement de mes réussites. Ah, euh, quoi ? (bredouille, bredouille) Et que je commence a discuter le bout de lard sur les sous-sous, la campagne qui se prolonge d'un mois, etc etc. Au bout de 5 minutes, quand même, BB s'est aprecu qu'il avait une réunion sur le feu (pas avec moi, ouf !) et s'est eclipsé, ce qui m'a permis de prendre mes jambes à mon cou sauter dans mon bus.

Et c'est là, alors que j'étais tranquilement entrain de savourer l'arrière goût de l'éloge, que je me suis dit, "mais bon sang de bois, je suis trop forte, il faut que je me récompense !". Non, je déconne, vous vous doutez bien que je n'ai pas dit 'bon sang de bois', je suis pas non plus née au siècle dernier ! Bon, dans l'absolu, si, mais dans mon esprit, comme je suis contemporaine, le siècle dernier c'est encore le XIXème, pouf pouf, insistez pas. Par contre, là où je déconne pas, c'est sur le coup du 'il me faut une auto-récompense', voui, famille, amis, kékés, vous connaissez ma philosophie du 'je m'aime moi même'. Et pour me récompenser, quoi de mieux qu'une petite surprise de chez... ZARA !?!medium_300px-Zara_boutique_in_ifc_Central_Hong_Kong.jpg

Tu parles d'une surprise : je m'habille Zara de pied en cap depuis que je suis ici, dans l'attente fébrile de voir se pointer le premier H&M du marché latino... sûr que quand il ouvrira cuilà j'en serai réduite à hypothéquer un rein pour assouvir tous mes caprices besoins... (quand je dis Zara, c'est Zara et aussi des fois les autres marques du groupe, genre Bershka ou Pull and Bear, Massimo Dutti plus rarement car je n'en suis pas encore à ce stade de ma féminité) Mais là, pour des raisons d'autorestriction budgétaire décrétées dans la perspective de passer des fêtes nationales grandioses (je dis 'des' car ca s'étend sur tout le week-end), je n'y avais pas mis les pieds depuis DEUX semaines. Un record. Que je souhaitais prolonger, mais bon, je méritais vraiment une petite gâterie, donc pourquoi se faire violence, en sortant du métro a Allende, j'ai bondi du côté Zara au lieu de bondir du côté appart'. Parce que je sais pas si vous étiez au courant, mais j'habite tout près du Zara du Centro Histórico, et je l'ai même pas fait exprès, hin hin. Vous prenez a droite en sortant de mon immeuble, puis vous prenez la première a gauche par le Chili, vous continuez tout droit et vous ne pourrez pas le louper, il est en face d'une église penchée, comme à peu près toutes les églises ici.

Je peux donc y aller en faisant un à peine tout petit détour en rentrant du boulot, ce qui est certes un charmant avantage, mais j'ai également un autre argument de choc pour justifier d'en avoir fait mon magasin de prédilection : je suis copine avec la minette des cabines d'essayage. OUAICHE. Comme je vous le dit. Ah, ca pose sa femme, ca ! En fait notre amitié est née et s'étoffe d'un cercle vicieux ou vertueux, selon qu'on considère mon point de vue ou celui de ma carte de crédit : j'allais assez souvent à ce Zara, pour les raisons de commodité sus-nommées, et par conséquent j'allais souvent aux cabines d'essayage, donc cette fille a commencé à me repérer, on a discuté, et comme elle est sympa, je me suis mise à y aller de plus en plus souvent, donc on a discuté encore plus, et maintenant on piapiatte comme des amies d'enfance.

Ou presque, parce jamais une amie d'enfance ne m'appellerait MOCgane comme le fait Nancy... mais je ne peux pas lui en vouloir, on rigole bien, elle est 'achement cool, et, surtout, elle incarne ZARA, hin hin. Et puis comment tenir rigueur à une fille qui pas plus tard que le mois dernier m'a empêchée de m'acheter un pull rose fuschia qui aurait fait rougir Roselyne Bachelot ? ou plutôt, 'un pull rose qui fait rosir Roselyne', pour l'allitération scabreuse mais néanmoins maitrisée en 'rose' Pleine de tact, elle m'a gentiment fait comprendre que l'objet du délit ne seyait pas franchement a mon teint et m'a fait quelques suggestions fort pertinentes. A la place de l'horreur en question,  je suis donc repartie avec une tunique bleue a fleu-fleurs qui comme dit M fait très 'mamie sexy', un sac marron en cuir, et un jean noir très hype. Pleine de tact, disais-je, et bien rouée aux techniques pointues du marketing, la bougresse !

M'enfin si ca continue, il va être temps de franchir un nouveau cap et de se voir en dehors des cabines d'essayage, ca serait bath !

A part ca, ah oui finalement je ne suis acheté un pull vert flash à col roulé, pour les fraîches matinées, que je porte aujourd'hui même avec un pantalon noir et des cheveux noir, ca fait un effet boeuf. Hier soir j'ai vu le film L'Enfant, des frères Dardenne, palme d'Or à Cannes en 2005, et j'ai pas franchement apprécié, sauf à la toute fin quand Bruno demande des nouvelles de Jimmy à Sonia, et qu'on s'est écrié au même moment "j'l'ai vendu" -meuh non, elle allait pas faire ca, elle, quand même ! Un bon petit fou rire. On se demande toujours qui est l'enfant auquel le titre fait référence, je suppose que c'est fait exprès, c'est le genre de trucs que le jury du festival kiffe bien en général. Cela me fait penser que je n'aime pas des masses les films à plame d'Or. Mais comme ce n'est pas le sujet, on en reparlera une autre fois. Mais vraiment, Dancer In The Dark, c'est du chantage émotif, on ne me convaincra pas du contraire, même si Björk y est épatante. medium_bebe_riendo.jpg

Et encore à part ca, je viens d'apprendre en tombant presque de ma chaise, que les supermarchés MZ qui sont sous mon aile viennent de me rapporter un bon paquet de fric. Enfin, pas à moi, mais comme c'est grâce a moi c'est tout comme : on dirait que je viendrais juste de gagner plein de sous et que je déciderais de consacrer l'intégralité de cette somme folle à acheter toute la collection automne-hiver de Zara, Bershka, Pull and Bear et Massimo Dutty sauver le monde. Quoi, j'ai un sens de l'exagération hors du commun ? Tous ces petits chtoups qui vont manger et grandir sainement, c'est pas déjà sauver le monde, ca ? Je sais vraiment pas ce qu'il vous faut ! Vous voyez bien que je bosse ! Et hop, retour au point de départ, la boucle est bouclée !

Ouh, je crois que j'en connais une qui a bien mérité une petite récompense !!!

 

11.09.2006

chroniques d'un week-end agité

medium_absolut_20vodka.jpgVendredi soir, la journée de princesse prend fin, le week-end commence par une douche et une visite impromptue de mes voisins catégorie moins de 10 ans, qui viennent voir Oumi. Qui bien sûr se planque sous le canapé dès que la horde bruyante des minus franchit le seuil. Du coup, c'est moi qui fait l'animation... ils sont mignons, touchent à tout, courent, et posent plein de questions bizarres. Style : "et tu l'as toujours eu ce chat? / ben non ca fait juste trois semaines / ah et tu l'as eu où ? il t'a suivi dans la rue ?". Arf, arf. C'est pas tout, mais j'ai une soirée sur le feu, va falloir partir là. M et J viennent me chercher, direction une fête d'étudiants étrangers a Coyoacán.

Une FÊTE D'ÉTUDIANTS ÉTRANGERS ! Comme dans ma jeunesse ! Dire que moi aussi, un jour, j'ai été "étudiante étrangère"... mais je n'ai pas fait trop de fêtes en tant que telle car a La Paz, il n'y avait que trois étudiants étrangers en plus de moi, donc si on voulait faire des fêtes qui déchirent, fallait qu'on s'intègre a des fêtes d'étudiants du cru !

Bref, et halte à la nostalgie, après un saut règlementaire à l'Oxxo du coin où nous avons démocratiquement décidé de passer la soirée à la vodka de bonne qualité, après avoir enfin réussi a garer la camionnette, la fête, la fête, la fête comme dit mon cher Iso. J'ai à peine franchi le seuil que je me fais alpaguer par un allemand. Ca commence bien. Je m'extirpe pour rejoindre les autres potes, que des mecs mais pas trop lourds, et vogue la galère. Au fil de la soirée, je retrouve plusieurs fois mon allemand, des suédois bourrés, des gringas, et des nouveaux mexicains que je pourrai ajouter a mon carnet d'adresse. J'ai même échangé une carte de visite avec un journaliste, entre deux vodka-goyave. Vers 3h, j'ai eu mon quart d'heure de nostalgie et je suis sortie pour penser aux fêtes rennaises, strasbourgeoises, luconnaises et parisiennes, et écraser une petite larme, après quoi c'était reparti comme en 40. You-hou, la fête, la fête etc. A la fin, j'ai aussi trouvé trois francais-que j'ai moyennement appréciés, cela dit en passant- et un italien terrible qui se faisait passer pour un australien. Ca s'est fini en bataille de gâteau au chocolat entre nous - J, M, P, l'italien, moi et je sais plus trop qui - en braillant du Robbie Williams (ce qu'on peut tomber bas après trois bouteilles !) Fille dont c'était l'anniversaire et dont on a ruiné le beau gâteau, c'est pas moi qui ait commencé, mais je t'avoue que j'ai adoré enfoncer mes doigts dans la crème patissière ! Premier oeil ouvert samedi matin vers 10h dans un lit inconnu. Quoi ??? Ouverture précipitée du deuxième oeil. Ah, pas si inconnu que ca, c'est la chambre d'amis de chez J où on finit souvent par se vautrer ces temps-ci. Tout va bien !

Premières conclusions du week-end : boire de l'absolut, ca ne fait pas mal à la tête, que ne m'en suis-je pas rendue compte avant au lieu d'endurer maintes fois les conséquences des breuvages du Lidl, se balancer du gateau au chocolat ca tache, j'espère que mon pull bleu clair s'en remettra, je suis une éternelle insatisafaite, quand je fais la fête en france je pense a mes amis mexicains et quand je fais la fête au mexique, à mes amis et kékés francais, j'aime bien sortir avec un groupe de mecs mais j'aimerais bien aussi avoir un groupe de filles, parce qu'ils sont chous mais mater les suédois entre minettes c'est plus rigolo !

Samedi, après un pot avec mon collègue J, sa copine P et leur pote A, et une petite sieste avec Oumi, concert des fameux Lost Acapulco, un groupe de 'surf mexicain'. Un peu dur de pas s'endormir en attenmedium_Banerlost2006.jpgdant le début, mais ouh là là, la première chanson décoiffe. La deuxième aussi et toutes les autres, yeee ! Je n'écouterai pas ca tous les jours, surtout que les paroles sont pas spécialement recherchées ("cojamos yaaaaaa/con tu mamaaaaaa","a hueeeeeevo" et autres réjouissances) mais c'est marrant. Nous sommes dans une résidence étudiante, le batteur se plaint parce que personne ne lui lance de string, ca pogotte vaguement vers l'avant, et ca finit vers une heure du mat. Ouf, le samedi est fini, j'ai ENFIN réussi a enchaîner deux sorties de suite, je suis rassurée, je vais peut-être avoir 25 ans dans trois mois (comment ca c'est inéluctable ? non, non, non) mais je ne suis pas encore une mémère. La preuve ? j'ai même réussi à aller me promener a Coyoacán dimanche après-midi avec Uli, sans m'endormir, même que c'était 'achement génial et qu'on a trouvé un café très agréable et pas du tout cher. Comme dit Thomas Fersen, si ce n'est pas l'amour, ce sont les alentours...

Objectif du week-end prochain : fêter dignement la fête nationale (tant pis pour la redondance!) vendredi soir, profiter du samedi pour se ballader, re-fêter la fête nationale samedi soir, et tenir le coup au baptème de Dieguito dimanche ! Nous en reparlerons...