23.11.2006
actu en listes
Les 5 requêtes d'accès à ma page qui m'ont le plus interloquée (et fait pisser de rire, aussi !) :
- "chat gros ventre" si vous parlez d'Oumi, c'est pas tout à fait ca, il est plutôt du genre dégingandé comme animal
- "ma copine sexy" c'est moi
- "coucour soutif" orthographe d'origine... oui je me rappelle avoir mentionné un truc du genre
- "envoyer ses photos de string" ???????
- "voir des tampax usagés" ???????????? Bweeeerk ! mon article sur le boudin aux pommes a été mal interprété... scatos, passez votre chemin !
Heureusement, quelqu'un me remonte le moral : "commentaires de livres de Naguib Mahfouz"... enfin une référence à l'une des rares notes intellectuelles que j'ai pondues ici !
Les derniers films que j'ai vus au ciné :
- La science des rêves (la ciencia del sueño ici) - bien aimé
- El laberinto del Fauno (le labyrinthe de Pan, en VF, je crois) - 'achement bien aimé
- Babel - bof, sauf pour le mariage mexicain et la zique de la caisse de Gael García, QUEL NACO !!!
- Sheitan (Cena con el diablo, ici) - adoré, vu deux fois en un mois. Le tonitruant "le noir a raison !" lancé par Joseph/Vincent Cassel en tapant du poing sur la table est devenu anthologique !
- Rois et reine (reyes y reinas ici) - revu avec plaisir presque deux ans après la première
Les derniers DVD pirates que j'ai achetés :
- Little Miss Sunshine (sorti dans des salles d'art et essai à perpet' de chez moi)
- Borat (pas sorti au ciné ici)
- Dumbo (sans commentaire)
- Matando Cabos (une envie urgente de le revoir urgemment, un de mes films mexicains préférés de tous les temps !)
- El Fantasma de la Opereta (un vieux classique avec Tin Tan !)
5 bonnes raisons de ne pas me lever le matin :
- il fait siiii froid... je vous JURE Marie Thérèse ne jurez pas ! qu'il fait à peu près 0° dans la nuit... parole de chilango, on avait pas vu ca depuis un bail. Et j'ai la peau toute sèche, ca me tire quand je me douche :'(
- chaque jour de plus me rapproche de la date fatidique du 2 décembre
- pas envie de quitter mon chéri tout chaud tout doux, surtout les matins où il reste pioncer, le gueux !
- encore envie de dormir après une nuit agitée
- le chat va m'attaquer dès que j'ouvrirai la porte de la chambre, c'est sûr. C'est son grand truc, en ce moment, il est excité comme un pou le matin
5 raisons d'avoir le sourire aujourd'hui :
- j'ai fait un rêve érotique cette nuit (qui en fait n'en était pas un hin hin)
- mon indéfectible écharpe rose, rose et rose trois tons différents protège mon bout du nez du froid
- la perspective de passer une soirée doudou à la maison, en mangeant des quesadillas sous la couette
- penser que "dans un mois, à c't'heure-ci, ..."
- et pis c'est jeudi, quoi, mon jour favori de la semaine !!!
Et enfin, parce qu'on ne se refait pas, 5 trucs qu'il FAUT que je m'achète :
- les bottes camel de chez Zara, vu qu'elles me font du gringue depuis fin août...
- un nouveau maillot de bain
- une jupe, un nouveau pantalon beige en velours, un gros collant noir pour ma mini robe, des jambières,... oui ca fait plein, mais c'est tout dans la catégorie "fringues"
- le billet de bus pour aller passer mon anniversaire en solo sous les cocotiers... tacos de crevettes, jus de coco, sirop de bergamotte, et vagues du Pacifique, San Blas, here I come !
- du fromage oaxaca pour faire les quesadillas de ce soir !
16:45 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2006
...
Encore moi... c'était un peu épisodique ces derniers temps, ca le restera jusqu'à lundi... Pour les intéressés, notre autel du día de muertos a donné ca, en grand dans le hall d'entrée :
Hier soir, mes petits voisins ont bien sûr fait la tournée des bombecs... J'étais tranquilement entrain de monter une étagère, en culotte Mafalda, ben oui quoi à l'aise, chuis chez moi non mais ho, et ca toque. Mince. Vu l'heure, je me suis dit que ca devait être le délicieux M qui venait manger avec moi du boudin aux pommes oui, oui on en reparlera un peu plus bas.
Je me dis, bon, ca va, il peut me voir en slip (un slip bleu où figure Mafalda tapottant la tête de son Guille de petit frère, qui lui même tapotte la tête de son nounours, un truc second degré, quoi). Je vais donc ouvrir de ma démarche feutrée rien a voir mais j'aime l'expression, ca fait glam'. Bien sûr, je me planque quand même derrière la porte en ouvrant, histoire de pas faire profiter toute la vecindad de mes cuisses fuselées là c'est pas juste pour faire glam', kof kof kof Bien m'en prend ! Parce que c'était effectivement M, mais accompagné d'une floppée de miômes de l'immeuble... Ha, ha, ha, rire même pas nerveux, je cours jusqu'a la chambre, j'enfile le premier jeans qui traine, et ni vue, ni vue. Non, non, on t'a a peine entrapercue, me confirmera M 5 minutes après.
Ah oui, donc les bonbons, et puis le boudin aux pommes. Ca a pas l'air très romantique à première vue de diner du boudin avec son cheum... mais depuis le temps que je le bassinais avec mes "oh la la le boudin aux pommes, j'ai trop envie, faut que j'achète du boudin, c'est troooop bon avec des pommes chaudes, chte juuuuure !", il a vaillemment accepter de gouter.
Et bien entendu, ca a merdé grave. Déjà, le boudin mexicain ne se présente pas sous la forme que je lui connais en France : au lieu d'un gros saucisson, c'est claqué dans des petits bouts de BOYAU genre panse de porc. Ca pue sa race. Après reflexion, je dirai (pardon pour ceux qui ont la bouche pleine) que ca sent le tampax usagé. Ca commence bien ! Je rissole mes bouts de pommes, l'homme me regarde faire en se pincant le nez. J'admire son courage. Au moment ou j'ajoute le boudin en bouillie ben oui quoi j'allais quand meme pas cuire ces boyaux abjects !, il glisse quand même un faible "tu es sûr que ca va être bon?".
Euh... ne jamais montrer sa déconvenue... je lui jette un regard noir et lui réplique avec applomb "ben oui tu crois quand même pas que je vais te faire manger de la merde !". Fou rire général. Ca ressemble à de la merde, ca sent le sang entrain de coaguler. Comme on disait plus haut, ca a pas l'air tres romantique à première vue... ben je confirme que c'est comme ca tout au long. Mais si vous et votre chéri êtes bien disposés, ca peut aller jusqu'à vous faire pisser de rire toute une soirée !
On s'en est servi très peu... à part les pommes, ca n'avait pas de gout. Toujours en rigolant, on a fini par manger du pan de muertos et du chocolat chaud, et le chat lui a mangé pas mal de boudin. Mon dieu, j'ose meme pas imaginer l'état de sa litière ce soir !
Pour changer du scato, faisons dans le macabre... aujourd'hui c'est le deuxième jour des morts, celui des enfants morts. Une boule dans la gorge en pensant au petit Chino qui aura toujours 11 ans dans mes souvenirs. Au Kilo, nous sommes parmi les rares personnes de toute la ville a bosser, voui, même ma mamie vendeuse de jus d'orange a fermé boutique aujourd'hui. Ville morte. Le calme absolu. Et nous on se fait chier au bureau... parce que notre jour de congé, ca sera demain, pour choper le pont ! C'est pas mal, finalement... Sachant qu'on a de toutes facons rien fait aujourd'hui à part manger sauvagement les offrandes de bouffe de l'autel des morts damned, ca porterait pas la poisse ca ?
Et je suis aux anges car MD, le drh, m'a offert le fiancé-cadavre en papier mâché, si si celui là au dessus, qui trônera sur ma nouvelle étagère. Et aussi parce que j'ai bronzé 20 minutes sur la terrasse, pendant ma pause repas... une chaleur de plomb... il y a quand meme quelques avantages à México au mois de novembre !
16:13 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2006
Les Chats (MON chat)
Famille, amis, kékés, je vous disais donc qu'il arrive des trucs incroyab' à mon chat. En fait, c'est faux. Il serait plus juste de dire que mon chat est incroyab'
Vraiment, des fois c'est à dire toutes les 5 minutes, je me demande qui a bien pu me refourguer un engin pareil je sais, c'est le tío Alex, il va avoir de mes nouvelles cuilà. Qu'ai-je fait, moi, si douce, si patiente, si humble, qu'ai-je fait douce vierge pour hériter d'un chat tel que celui-ci ?
Pour brosser le tableau, vite fait, je dirais que mon chaton, en plus de ses problèmes d'orientation sexuelle dus au mois où nous avons cru que c'était une chatonne, miaule sans arrêt sur tous les tons (menace, roucoulement, câlin, chantage, colère, bavardage, étranglement, j'en passe et des meilleures, son répertoire est plus étendu que celui de Luciano Pavarotti et Julia Migenes réunis), et surtout, SURTOUT, que c'est un chien attrappé dans un corps de chat.
Voui.
Vous connaissez beaucoup de chats qui courent vers la porte d'entrée dès que quelqu'un arrive, en ronronnant à tue-tête ? Qui vous marchent dans les jambes en miaulant et vous suivent où que vous alliez, quitte à passer 10 minutes dans un recoin de la douche avec vous ? Qui viennent se coucher sur vous et se mettre sur le dos, pattes en l'air, pour se faire gratter le ventre ? Qui ne vous fichent pas la paix le matin tant que vous ne les avez pas porté au moins 5 minutes en leur faisant des bisous et des papouilles ?
Ben le mien est comme ca. Avec tout le monde. A différents degrés, bien sûr, le coup de la douche par exemple il ne le fait qu'avec moi... comme a dit le véto, il me considère comme sa maman, alors j'ai droit aux gâteries ultimes : il me tête (les oreilles, les tifs, les fringues)... il saute sur mes genoux quand je suis assise aux toilettes... il me lèche les yeux et le nez quand je dors... Avec les personnes qu'il voit pour la première fois, il fait un peu la quiche, il se planque 5 minutes sous le canap, mais au bout d'un temps d'observation, hop, genoux-ronron-grattemoil'ventresteuplé, et on devient pote... jusqu'à ce qu'il décide qu'il est grand temps de jouer et se mette a courir comme un hystérique après tout ce qui bouge, à griffer, mordre et cracher à tort et à travers, etc... comportement qu'en général je tolère car il me rassure
si peu un peu sur sa nature profonde...
En gros, je me demande si mon chat est normal... vous allez peut-être mieux comprendre avec le petit exercice suivant, auquel je me suis livrée ce week end : je me suis remémorée il y a peu une poésie que nous avions apprise en CM2, Le Chat, de Baudelaire expert chatteur s'il en est. En voici quelques extraits choisis par mes bons soins et recuisinés à la sauce Oumi :
Les amoureux fervents et les savants austères Oui, donc moi, Mo, vous voyez comme ca commence bien
Aiment également, dans leur mûre saison, Menfin ne déconne pas, Charles, je n'ai même pas 25 ans
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, LE chat, petit et maigrichon mais il a que 4 mois, pas d'orgueil déplacé
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires Et je ne suis pas frileuse ni sédentaire, donc lui non plus
Amis de la science et de la volupté Ami des bêtises, du bousillage de fringues, renversage de plantes vertes, et de la torture d'insectes
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres Il miaule sans arrêt et passe son temps libre sous le canap ou en haut du placard
Ils prennent en songeant les nobles attitudes Je ne l'ai jamais vu songer...
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes, Ou alors en louchant terriblement
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin Et il ne dort que d'un oeil, a mon grand dam
Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques Ses petites fesses sont souvent tartinées de caca
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin, Et il se vautre dans sa litiere d'ou il sort plein de sable
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques. Quelles prunelles mystiques ? IL LOUCHE JE VOUS DIS !!!
Dans ma cervelle se promène, Et aussi sur tout mon corps des que j'ai le malheur de vouloir m'allonger
Ainsi qu'en son appartement, Oui, ca ca ne fait pas de doute
Un beau chat, fort doux et charmant. Mouaif, ca non plus pas trop, on verra en ca grandissant
Quand il miaule, on l'entend à peine, ARF, ARF, ARF, si seulement
Tant son timbre est tendre et discret; MIAOUARRRRRAAAAARRRRAAAARRRGH
Mais que sa voix s'apaise ou gronde, Ca ne change rien c'est toujours aussi pénible
Elle est toujours riche et profonde. Riche en trémolos, profonde par sa signification sans doute !
C'est là son charme et son secret. Ouh là là, c'est vite dit ca
Que ta voix, chat mystérieux, Oui, ca ca colle...
Chat séraphique, chat étrange, Séraphique, séraphique, tu t'es vu Baudelaire ? Etrange, ca va, c'est pas moi qui vais dire le contraire
En qui tout est, comme en un ange, Un ange déchu, alors, genre Azrael le chat anti-Schtroumpfs
Aussi subtil qu'harmonieux! Voui, là je suis assez d'accord
De sa fourrure blonde et brune Blanche, et grise, et noire, et rousse, et sale... mon chaton arc-en-ciel
Sort un parfum si doux, qu'un soir Sort des fois un fumet abject, genre l'autre soir il sentait le pipi a 3 bornes
J'en fus embaumé, pour l'avoir Embaumée, oui, écoeurée plutôt !
Caressé une fois, rien qu'une. Et la caresse, wala ! direct à la douche !
C'est l'esprit familier du lieu; Oui, on peut dire que tout tourne autour de lui: réagencements de déco dus à son espièglerie, son coup de griffe facile, délicat fumet qui nous envahit quand on rentre dans l'appart, interdiction de se vautrer sur le canap sous peine de représailles... on peut dire qu'il a pris ses marques
Il juge, il préside, il inspire Il miaule, il terrorise, il accapare
Toutes choses dans son empire; J'aurais pas mieux dit Charlot !
Peut-être est-il fée, est-il dieu? Un peu pourri gâté, mais faut pas éxagérer non plus
Voilà, famille, amis, kékés, voilà ce qui m'attend tous les soirs a la maison... Aurais-je beau jeu de me plaindre ? Je lance un appel, que dis-je, une bouteille à la mer, à tous les détenteurs de chats parmi vous qui me lisez... si d'aventure vous êtes dotés du même modèle que le mien, je vous invite à fonder un club, ou un groupe de soutien, ou quelque chose, histoire de ne pas me sentir si seule face à cette monstrueuse délicieuse créature...
12:45 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2006
Me revoilà !
Mes plates excuses, famille, amis, kékés, pour cette si longue absence ! Voyez-vous, j'ai travaillé comme un marteau la semaine dernière, et hier je n'ai ouvert internet que pour me chercher un petit billet d'avion... que j'ai trouvé... je reviens donc avec une grande nouvelle :
Je serai en france du 22 décembre au 2 janvier !
Tss, tss, je sais bien que c'est pas beaucoup, vous qui attendiez tant de me voir, de me serrer dans vos petits bras et de me couvrir de cadeaux. Mais comme je vous l'ai peut-être déjà dit, ou pas, avoir l'immense privilège de bosser pour une ONG mexicaine dans la délicieuse Ciudad de la desEsperanza a comme inconvénient de ne bénéficier que de trois semaines de congés par an. On peut pas tout avoir. Donc vous, vous m'aurez du vendredi 22 à 17h10, au mardi 2 à 8h00. Sautez-moi dessus, bisoutez-moi, et surtout couvrez moi de cadeaux. Surtout Ikéa, H&M et Palais des Thés, je suis pas bégueule.
Pour le moment je n'ai pas d'itinéraire bien défini, à part que je serai à Stras du 23 au 27 décembre au matin, mon 24 au soir est pris bien sûr, de même que mon 25 midi et 26 au soir (oui Marax, j'ai bloqué ton repas d'anniversaire !). Je ne sais pas quand je serai à Paris, a part le 22 au soir et le 1 au soir of course, mais il me faudra au moins une journée pour le hammam, la virée H&M, le verre au Pataquès et la chicha au Diamant Bleu. Et le reste, c'est a dire pas beaucoup de temps, en Bretagne... si vous voulez vous joindre à moi dans une de ces activités ou avez d'autres suggestions, merci de me contacter pour de plus amples informations.
Je reviens tout à l'heure avec de nouveaux scoops sur la vie privée de mon chat (sans dec', ca va être terrib')
10:43 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.10.2006
moi en nunuche
Sorti de ma bouche il y a une demi-heure, pause repas sur la terrasse du bureau :
C : Oh Morgane, que comes, es alambre con nopal ? Oh Morgane, tu manges quoi ? de l'alambre avec du cactus ?
Mo : No, mi C, es carne con nopal Non, mon C, c'est de la viande avec du cactus
Tous : HAHAHAHAHA HAHAHAHAHA HAHAHAHAHA HAHAHAHAHA
Sachant que le terme "alambre" sert a qualifier la viande coupée en petits morceaux et mélangée a n'importe quel légume ou piment... Comme quoi même après +/- 5 ans de Mexique, on en apprend encore tous les jours !
15:45 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2006
Mucha lucha, cha cha !
TADADA... cette bestiole sur la photo, c'est un paresseux... je n'ai RIEN fait du week end... même pas été fichue d'aller voir Yoli et ses parents, d'aller au marché de la Merced acheter du fromage, des fleurs et des nouvelles converse violettes, ou a Tepito choper quelques CD et DVD pirates... Quant à laver du linge, c'était bien sûr hors de question, Tlalne c'est trop loin, et la laverie la plus proche est à au moins 5 minutes à pied de mon appart'. Résultat hier soir, en me réveillant vers 22h d'une sieste tardive, j'ai du laver in extremis A LA MAIN quelques culottes, quelques tshirts, et deux pulls, histoire de pas faire ma gueuse aujourd'hui au boulot. Sens de l'organisation: 0.
Enfin quand je dis rien, j'exagère un peu, vous vous en doutez. Il n'empêche, comparé aux week-end précédents, c'était relax : vendredi soir à la maison en musique, samedi matin de glandouille au lit en musique jusqu'à midi (j'ai quand même réussi à faire 6 crèpes pour 2, histoire d'offrir à l'HQPMN un petit dèj' décent). Samedi aprèm, je suis allée boire des bières avec A, dans une cantina pas mal du tout que je vous recommanderai quand je me rappelerai son adresse. Comme je suis une spécialiste des plans foireux lors des premiers RDV - en fait c'était la deuxième fois que nous nous voyions mais la preum's en tête à tête) j'ai d'abord voulu l'entrainer vers un pseudo-bar-sympa que bien sûr je n'ai jamais retrouvé, mais apparemment il ne m'en a pas tenu rigueur. A, si tu lis et que tu comprends, la prochaine fois je t'emmènerai vraiment quelque part. Sens de l'organisation: toujours 0. Après de nombreuses bières, et une bonne rincée, on est allé se finir chez moi où M nous a rejoints, puis dans un bar mais sans A qui s'est pris pour un papy.
Donc nous étions avec des potes de M, bar sympa, musique alternant le pire (du reggaeton bien ronronnnant) et le meilleur (classiques intemporels du rock latino), et comme je me suis renfilé un paquet de bières, j'étais si nase que j'ai fini par m'assoupir vers 2h30 sur sa poitrine. Je suis sûre que le lui ai bavé dessus. Quelle classe ! Quand je vous disais que j'étais l'ambassadrice du glamour francais à México. Pourtant, j'essaie de m'améliorer, j'ai même lu le bouquin que Marie m'a offert, A guide on how to find your inner french girl, ca m'a fait pisser de rire (parce qu'écrire des trucs comme ca, même en mangeant du clown sous vide, franchement, je comprend pas...). Et bien il me m'a pas secouée en me traitant de craspec, ce que j'aurais fait moi si un mec me bavait sur les tétons dans un bar, mais il m'a gentiement réveillée, mise dans un tacos, et m'a laissé lui rebaver dessus jusqu'à chez moi, où j'ai pu innonder mon oreiller. Si ca c'est pas du potentiel de mec à peu près bien... Bon hier matin il m'a quand même fait émerger d'un délicat coup de tête, on est pas rude impunément...![]()
Dimanche matin, donc, rebelotte de glandouille, les seuls impératifs de la journée étant aller déjeuner des chilaquiles à la Pagoda, acheter du lait et de la teinture pour cheveux, et voir la lucha libre, la revanche du combat de vendredi masque contre masque entre Black Warrior et, et, le grand, le beau, le 'prince d'or et d'argent', j'ai nommé Mistico ! Et bien je suis ravie de vous annoncer que j'ai réussi à tenir ce programme, une fois n'est pas coutûme ! Les serveuses de la Pagoda étaient aussi chtarbes qu'à l'acoutumée, il y avait du monde au supermarché, et Mistico a perdu :'( En rentrant, j'ai fait une sieste (voui de 19 à 22 h c'est pas vraiment l'horaire, mais si vous avez un autre nom pour qualifier ca, balancez toujours) et donc, entre deux ronflements et bavements, ma lessive.
Aujourd'hui, mon collègue J m'a fait un super cadeau : une BOITE DE GAVOTTES oui vous pouvez écarquiller grandes vos mirettes, c'est la semaines francaise dans les supermarchés de la Comer, il a pensé à moi, je lui en saurai gré éternellement. Parce que j'aime les cadeaux, surtout quand c'est une surprise, surtout si ca adoucit le lundi matin au bureau, et que j'adoooooore les Gavottes à prononcer sur le ton de Gad Elmaleh dans "J'adoooooore les sushis", Chouchou. Non seulement c'est divin et même pas trop gras, mais en prime je peux m'imaginer le trajet entre la maison du Boussou et le magasin de frabrique, à Taden.
Autre grande nouvelle, je vais voir mon chéri du moment, le délicieux Gustavo Cerati, en concert !!! Alors je ne sais pas quand, si le 7 ou le 8 novembre, je fais entièrement confiance a yoli qui a acheté les billets. Yoli, c'est une experte, elle a du le voir au moins 83 fois en concert. Moi ca va être ma première fois avec lui, ouh, ouh ! J'en frémis !
Donc, d'après mes critères d'évaluation, la semaine commence bien !
11:39 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2006
je me la raconte...
Pour résumer ma vie, mes oeuvres depuis vendredi dernier, alors que j'ai la grosse flemme parce que mon chef n'est pas là, qu'on doit emballer des trucs qui ne sont TOUJOURS pas arrivés et que c'est la fête du slip totale avec Robbie Williams en bruit de fond (aaaaaaargh). Je fais donc une liste, désolée, c'est pas tres sportif, mais au moins dites-vous que vous vous y retrouverez mieux, pq je me sens même pas très cohérente aujourd'hui.
Pouf, pouf, c'est parti.
1) Ouais donc mon chef n'est pas là. Comme dit le célebre proverbe sénégalais, quand le chat n'est pas là, les souris sortent le tam-tam. En l'occurence, quand JL n'est pas là, L, C, L, R, M et moi écoutons de la zique (pas forcément bonne, que voulez-vous, c'est chacun son tour et de toutes facon je crois que mon prochain tour me sera sucré parce que Bonga n'a pas remporté un franc succès ce matin), mangeons des cochonneries, et rions grassement. Il s'est cassé le pied, il revient mercredi prochain. L'occasion rêvée pour enfin pouvoir sortir a l'heure et profiter des soirées ensoleillées pour aller me ballader dans le centre et...
2)... me vautrer sur le Zocalo ! Non, j'ai ma dignité, je me contente de m'y assoir quelques minutes et de regarder autour de moi : la Zocalo est enfin libéré ! Toujours aussi grand, toujours aussi beau. Vu d'en haut c'est bien aussi : ce soir je vais au "jeudi de jazz" sur la terrasse d'un hotel de la place. Jueves de Terra-jazz, de 9 a 11 pm, Terraza del Zocalo, plaza de la Constitución n° 13.
3) Mon week end dernier : chouette. Je me suis laissée embarquer par Ricardo et Rebeca (et Magali qui était chez eux depuis jeudi midi) a Real de Catorce, charmante ville minière abandonnée a 600 km au nord de México. Oui, vos cheveux s'en dressent sur la tête : 1200 bornes en deux jours, bonjour l'angoisse, bla bla bla. Ben un peu ! En gros j'ai dû passer 5 heures en bus vendredi soir pour aller au Ranch, puis 5 heures de voiture samedi pour aller du Ranch a Real, mais on a bien rigolé tous les 4 et on a mangé des crevettes, des sandouiches et du moka frappé (pas tout en même temps, hein). Quelques heures a Real, la nuit, lever à 7 h pour profiter du lever du soleil sur les montagnes, puis retour ÉPIQUE.
J'mexplique (visez la rime en -ique pas évidente à caser). A Real, il y a une église dédiée a Saint Francois d'Assises, le même qu'on était allé voir papa maman et moi directement à Assises en juillet 2000. Pas qu'on soit spécialement intéressés par les miracles, mais un peu de culture religieuse n'a jamais fait de mal. Donc, Saint Francois, on lui fait sa fête a Real le 4 octobre. Ce qui concrètement signifie que, sitôt passées les festivités de l'Indépendance pour les gueux qui lisent pas bien mes notes, l'indépendance mexicaine se fête tout le mois de septembre, mais plus fortement les 15 et 16 on se met a péleriner a Real pour voir le petit Santito et invoquer sa clémence éternelle. (Tiens, je sais pas si vous savez, quand j'étais jeune - petite, quoi - j'adorais le prénom Clémence. Ok rien à cirer, je retourne à mes poneys)
DONC, décidément ce point n° 3 me semble bien long, il y avait un max de monde, et le tunnel de 2 km, creusé a la pioche dans la montagne, qui est le seul moyen d'accéder a la ville, était fermé aux voitures. J'ai donc dû prendre d'abord une charrette tirée par un âne pour franchir ce premier troncon. PUIS une camionnette pour faire les 4 kilometres qui relient l'entrée du tunnel au village de La Luz, à mi-montagne. Puis 1 h 20 de bus jusqu'à Matehuala, LA ville du coin, où je devais choper un bus direct pour México à 14h30. Timing génial, j'y arrive à 13h58, je fille acheter mon billet et là bien sûr, le couac, ca ne pouvait pas ne pas planter, le bus - qui vient le Monterrey, encore plus au nord- a du retard et n'arrivera pas avant 17h. NOOOOOOON. Je me rabats donc sur un bus pour San Luis Potosi, LA super grande ville d'un peu plus loin (2 h de route) et de là j'ai enfin pris un bus pour le DF (5h de route).
Une bonne dizaine d'heures de route dans les pattes (je suis montée dans la charrette à 11h34, je sors du bus a México à 21h46, faites les comptes bande d'iconoclastes)... mais j'aime bien voir le paysage... qui est grandiose en descendant de Real à Matehuala, et à crever d'ennui la bouche ouverte sur tout le reste du trajet, soit 8h de baillements j'en enlève un peu car il y a quelques mètres de paysage intéressant entre San Luis et Queretaro. Et pas vraiment moyen de dormir avec les télés de bus à fond, comme d'hab ! J'ai quand même vu deux fois la Marche de l'Empereur, deux épisodes de X-files qui m'ont foutu une trouille d'enfer, et un film débilos avec Sarah Jessica Parker qui depuis qu'elle ne sex plus dans la city est à ramasser à la petite cuiller, c'est pour vous dire à quel point c'est génial le bus mexicain ! Ceci est à peine du second degré. Un jour si vous êtes sages, je vous parlerai de mon expérience des transports Guatémaltèques, histoire de rigoler un peu.
Voilà la fin du 3) ! Alors pour l'anecdote, Magali et moi avons fait la queue parmi les pélerins pour rentrer dans l'église (je voulais lui montrer les délicieux ex-votos en émail), nous avons même acheté nos bougies-souvenir avec la prière à Saint Francois, mais nous n'avons pas poussé le vice jusqu'à baiser les pieds de la relique !
4) En guise de conclusion, je suis dans la mouise jusqu'au cou car je me suis entichée d'une adorable veste noire de chez Zara évidemment, vous pensiez quand même pas que H&M ouvrirait un magasin rue du Pérou juste pour mes (très) beaux yeux ? qui a mon grand dam, est de la collection 2004. Merde.
5) J'en ai marre d'écrire, je vous laisse.
13:04 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.09.2006
comme un vendredi...
Presqu'un mois après les faits, voici ENFIN ma nouvelle tête noire... bon, on voit pas des masses, mais si vous allez dans les albums photo, y'en a d'autres plus grandes, ainsi qu'une chouette peinture au pochoir que j'ai mitraillée dans ma rue (bande de péruviens subversifs !)
Ces derniers jours, je n'ai pas écrit grand chose, parce que j'avais pas trop le temps d'une part, mais aussi parce que j'ai été malade ! Une bonne vieille intoxication alimentaire qui m'a empêchée d'aller travailler hier. Là où ca la fout mal, c'est que je ne suis même pas tombée malade en mangeant dans une horrible gargotte des bas fonds du centre, ou en buvant mon verre quotidien d'eau du robinet (faites pas vos gros yeux, c'est pour renforcer mes défenses immunitaires. D'ailleurs ca marche, vu que la bouffe glauque de la rue je la supporte très bien, cf plus haut). Non, ce qui m'a infectée, ce sont des sushis. De Sushi-Itto. La loooooooose !
La doubleloose, même, vu que je bosse avec cette entreprise, qui m'énerve déjà bien assez comme ca en ne nous payant pas les sous qu'elle a récoltés pour nous. Et aussi parce que leurs sushis sont petits et chers. Ouaif, j'aurais pas du en acheter, mais vous savez ce que c'est , il y a des envies qu'on arrive pas à rationaliser.
Bref, moi bien malade depuis mardi, j'ai héroiquement pu garder la face mercredi (sans rien manger de la journée ou presque) pour trimballer Magali au bureau et au concert de jazz d'Alberto Zuckermann le soir - mon premier concert de jazz "intimiste", j'ai adoré et je suis prête à renouveler l'expérience tous les mercredis ! Miercoles de Jazz, IFAL, Río Nazas n°43, col. Cuauhtémoc. Entrée libre à partir de 21 h même que Magali est tombée amoureuse de Manolo, le batteur (cette midinette !)
Pour ceux que ca branche, ou qui se préoccuppent de ma santé, j'ai eu une piqûre dans la fesse gauche (quand on me regarde de dos) et des médicaments. Et en sus, une diète insipide de pain grillé et riz blanc pendant 4 jours. J'ai à peine entamé le deuxième jour de ce régime déprimant que j'ai déjà des pulsions difficilement gérables vers la machine a gateaux du bureau... sans parler de ma collègue L qui mange sans vergogne un tamal miamiamiamiaaaaaargh.
Voilà, je raconte pas plus que ca aujourd'hui, mais j'ai du taf en retard et j'ai intérêt à me grouiller si je veux sortir tôt pour choper mon bus de 18h30 pour aller au Ranch ! Week end bucolique en perspective : après les excès répétés du dernier mois, un peu de piscine, de bronzette et de vélo au milieu d'un nulle part sauvage vont me faire du bien. On se voit lundi, donc... sauf s'il m'arrive quelque chose de terrible d'ici à 17h, mais franchement j'espère pas... faut que je me ménage !
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19.09.2006
l'instant câlin
J'ai commencé a écrire ce texte dimanche... depuis (hier soir, en fait !) je me suis rendu compte - avec l'aide de la sagace Magali - qu'Oumi est en fait un chat. M'enfin vous pouvez quand même lire ce qui suit, et après on rediscutera de son changement de sexe !
Depuis maintenant un mois, je suis dotée de superpouvoirs d'un adorable chat, qui selon mes spéculations est une chatonne, quoi qu'à cet âge là ce ne soit pas très identifiable. Cette délicieuse créature ne répond pas au nom d'Oumi, qui est pourtant celui dont je l'ai affublée, avec cet incroyable bon goût qui me caractérise. Au début, je voulais trouver un nom qui fasse jeu de mot avec "chat" et le premier qui me soit venu a l'esprit, c'est Malo, parce que "chamallow" et aussi "Saint-Malo", mais comme malo en espagnol signifie "méchant" je me suis dit que le pauvre animal serait stigmatisé et mis au banc de la société péruvienne. Puis j'ai spirituellement pensé a Shalom - qui je le rappelle à l'intention de ceux qui ne seraient pas allés s'égosiller au cathé a Trèves-Nord a la fin des années 80 ou ne parleraient pas le minmum syndical d'Hébreu signifie "paix", au même titre que "mir" en russe, "paz" en espagnol ou "paix" en francais. Et finalement, j'ai fait un amalgame dans ma tête de linotte, de 'Miaou' (le seul mot que ce chat ait a la bouche), de 'Miou-miou' (célèbre actrice à minois et nom d'un ex-chat de mes grands-oncles Louis et Laurette) et de 'Oumi' (joli prénom de fille). Comme vous le constatez, c'est 'Oumi' que j'ai retenu a l'unanimité.
En même temps, 'Miaou', pour un chat, c'est moyen. Et je sais bien que Nicolas et quelques autres zélés fanatiques de Dominique M. (ouh les délices des cours de politique africaine de la France, de la construction européenne qui m'a valu ma PIRE note de toute ma scolarité, de problèmes internationaux contemporains !) vont me dire qu'il faut appeler un chat 'un chat'. Mais d'un, ce n'est pas très original, je suis sûre que la moitié des étudiants qui sont passés entre ses mains ont déjà un chat qui s'appelle Unchat. De deux, comme je vous l'ai déjà dit plus haut, c'est une fille, donc il faudrait l'appeler 'Unchatte' ce qui peut prêter a des blagues grivoises, pour ne pas dire gravilloneuses. Non, Oumi c'était franchement le mieux. Dont acte. Hi hi hi décidemment c'est le revival Dom' aujourd'hui !
Je disais donc qu'Oumi est adorable. Enfin, à ses heures, cela va de soi. Elle reste un chat.
Être un chat, à mon avis, c'est du boulot. N'importe qui ne pourrait pas se réincarner en chat. Voyez donc le rythme intenable de la mienne (et encore, elle n'a que trois mois, qu'est ce que ca sera quand elle sera grande et vaccinée et que je la laisserai sortir, le coeur rongé d'angoisse ?). Pour simplifier, on va dire que sa journée commence a l'heure à laquelle elle est le plus hyperactive, c'est à dire 23h-minuit. Question que je vous pose, amis, famille, kékés, qui j'ose l'espérer m'aimez et me connaissez un peu : que fais-je, moi, en semaine, vers 23h-minuit ? BINGO, ou BANCO si vous avez trop regardé ou fumé H, je suis en procesus d'endormissage ou de tout ce qui pourrait faciliter la chose : prendre une douche, regarder des photos sur mon ordi, lire un livre a la lueur des bougies. Et bien elle aussi, elle fait ca ! Je m'explique : elle reste assise dans la salle de bain en miaulant comme une perdue, et si je remue un tant soit peu le rideau de la couche elle l'attaque et le lacère. Quand je sors toute trempée, elle saute en l'air partout comme si je l'aspergeais, toujours en miaulant, et va se réfugier sur la plus haute étagère de mon placard d'où il faut que je l'extirpe par la ruse et la force, pour qu'elle ne passe pas la nuit a boulotter mes pulls. Quand j'ouvre mon ordi, rebelotte : elle se love d'abord gentiement sur mes cuisses, et sans crier gare, saute toutes griffes dehors sur les images qui défilent. J'ai résolu le problème en regardant mes photos assise a mon petit bar de la cuisine, qui est encore trop haut pour que la tigresse puisse y sauter. Mais comme je n'ai pas pour habitude de m'endormir sur le bar (même si c'est le mien, même s'il est a peu près a 8 mètres de mon lit), j'ai dû renoncer a utiliser mon ordi avant de pioncer.
Bref. Retour à l'emploi du temps de la féline : donc en gros jusqu'a minuit, elle consacre toute son énergie à m'empêcher de dormir. Puis quand je dors, comme elle est mignonne, elle vient se lover tout contre moi pour faire style "on est des copines, on dort ensemble". Ce qui est plutôt mignon, vous en conviendrez. Sauf qu'elle opte sytématiquement pour les positions étouffe-Morgane, qui sont au nombre de trois : les fesses dans le visage (beurk !) ; la gueule dans le visage (beurk ! bis, l'haleine de paté de saumon) ou carrément le bide sur le nez, me demandez pas comment si si c'est possible, au début ca sent le poil propre et doux, et au bout d'un temps ca sent plus rien : je suis entrain de m'asphixier.
Quand on a enfin trouvé notre position, on s'endort gentiment. Il va sans dire que nous faisons rarement des nuits complètes. Des fois, Oumi a envie de jouer, et elle me le fait savoir en me réveillant doucement d'un coup de patte, avec griffes sinon ca me réveille pas direct. Ou alors des fois elle se roule en boule dans des endroits inconvenants et me hurle dessus si je bouge ou me retourne dans mon sommeil : exemple typique, juste dans le creux de mon dos quand je dors sur le côté, donc bien sûr je l'écrase au moindre mouvement.
Bien sûr, vous allez me dire que je ne devrais pas dormir avec elle, si elle me dérange autant. OK. Je vais vous répondre de manière argumentée : prem's, avoir un chat et pas pouvoir dormir avec ou s'en servir de bouillotte, cela n'a aucun intérêt. Deuze, et pas des moindres, j'ai déjà essayé, figurez vous, de la laisser toute la nuit dans le salon. Vous pensez bien que si ca marchait, je continuerais a le faire. En l'occurrence, la garce miaule comme une perdue et gratte à la porte. Et quand j'arrive à ne pas céder, elle me refait le coup le matin, juste avant le réveil. Mon doux chaton.
C'est ici, là maintenant, que je reprends l'écriture. Je sais maintenant qu'Oumi est un garcon... ce qui en soi ne change pas grand chose... sauf que je n'aurai pas besoin de le stériliser ! Voui, je m'en fiche qu'il aille courir la gueuse et engrosser toute les minettes du quartier, du moment qu'il n'y a pas de pension alimentaire à payer, arf arf. Cela dit, si après avoir été traité comme une fille pendant un mois, il n'a pas de séquelles au niveau psychologique et sexuel, ca sera pas mal. Et dire que je lui avais acheté une assiette de Batman pour manger ses croquettes, pour pas qu'il se sente trop 'princesse' ! Il va falloir que je la change pour un truc de Candy, pour pas qu'il soit trop macho !
Cette histoire me fait penser à deux autres grandes confusions des genres qui ont jalonné ma vie d'amie des bêtes. Quand j'étais cavalière débutante à l'Etrier de Plerguer, il y avait un cheval qui s'appelait Iris. Pour moi, c'était un nom de fille, donc je considérais que la bestiole en question était une jument. La première fois que je l'ai monté(e)(hi hi), j'ai dû faire du galop toute seule, ce qui a été fingueurinzenouze jusqu'à ce que le moniteur me dise de ralentir au trot, puis au pas : pas possible. J'étais pas embarquée dans un grand galop de ouf, non, c'était tranquille, juste qu'elle ne s'arrêtait pas, malgré mes injonctions ('doucement fifille','ralentis ma jolie' ou au bout d'un moment 'tu vas t'arrêter nunuche') et les conseils patients et répétés du moniteur. Read my teeth : PAS POSSIBEUL. Je vous rassure, depuis j'ai compris que pour freiner un cheval, il fallait se redresser, serrer ses doigts sur les rênes, etc etc. Quand au bout de 52 tours, le cheval s'est arrêté tout seul, j'ai dit au moniteur "ben didonc elle a bien galopé", et il m'a répondu que c'etait pas elle mais il. Et là j'ai bien sûr compris qu'Iris m'avait fait payer ma bourde de cette petite humiliation. Les chevaux sont des animaux TRÈÈÈÈÈS intelligents. Et TRÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈS TRÈS susceptibles.
La deuxième fois, c'est quand j'ai eu Boule, mon petit frère lapin je précise pour ceux à qui je n'ai jamais raconté mon histoire fraternelle, maternelle et passionnelle avec cette bébette. On imagine pas à quel point on peut entretenir une relation complexe avec un lapin gris. Bref. C'est mon oncle Sepp Pour les non-alsacophones ou les non-initiés aux méandres de ma famille, zavez qu'à me faire signe, on fera une petite note particulière de remise à niveau qui me l'avait donné tout bébé, et forcément à cet âge-là on ne voyait pas ses
attributs. Quelques semaines plus tard, mon papy Joseph, après l'avoir examiné sous toutes les coutures, m'annoncait que c'etait une fille. Chouette. J'étais donc dotée d'une lapine fort agréable, jusqu'à ce qu'elle se mette à adopter des comportements pour le moins bizarres, comme sauter frénétiquement sur mes chaussons en forme de lapin et se secouer très fort sur eux. Ou faire pipi partout en gambadant (en alsacien on dit "spritzer", c'est plus explicite). Jusqu'a ce qu'un soir en rentrant de l'école, alarmée par ces attitudes déplacées, ma maman attrappe la Boule, lui écarte les pattes arrières, et m'appelle en s'esclaffant : "tu vois ce qu'il a, là, ton lapin ?". LES BOULES ! au sens propres comme au sens figuré. Je me suis mise à pleurer : mon lapin avait des tumeurs, il allait mourir, la vie était trop injuste, brave petite ingénue.
Un mini-cours de reproduction lapinière plus tard, j'appelais mon papy Joseph bien décidée à l'assomer de reproches et à le condamner à mon opprobre éternelle. Sans dec ! Mais je n'ai pas pu mettre mon plan à exécution, son unique argument de défense m'ayant confondue : tout ce qu'il a trouvé à me dire, c'est "ah mais j'avais dit 'c'est PEUT ÊTRE une fille'". Devant tant de mauvaise foi, une enfant de 10 ans ne peut que s'incliner.
Remarque, maintenant ca me donne bonne conscience pour justifer que j'ai traité Oumi de chatonne pendant un mois. Après tout, il y avait une chance sur deux !
16:55 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2006
je ne croyais pas si bien dire...
Je reviens de ma pause repas. Voui, il est 17h, on mange tard par ici. Pas de remarques fielleuses, SVP, je n'étais pas censée bosser passé 14h cet aprèm, on est parti du bureau a 14h30, et on a mis une heure a parcourir 2 km, le trafic du vendredi après-midi est un cauchemard digne d'un film de Paris Hilton, et en commandant mon repas je me suis rendu compte que j'avais oublié de passer un coup de fil hypra-indispensable.
Me voici donc de retour au bureau, j'ai passé le coup de fil, je pourrais donc voguer en toute bonne conscience vers mon week-end, mais il FAUT que je vous raconte mon repas. Vous vous souvenez de mon texte de ce matin, je suis une princesse etc. ? Et bien une princesse, selon toute logique, ca mange dans un chateau ou au moins dans un endroit chic. Ce que j'ai bien entendu fait, dans un endroit chic, vu qu'ici point de vue chateau, à part Chapultepec qui me plaît moyennement, on est pas très bien servi. HOP, direction le nouveau centre commercial Antara, rien que le nom ca en met déjà plein les mirettes, et sa 'zona de comedores' - comprendre qu'un étage entier est dédié aux fast-food et autres petits restos.
Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, sinon a ce rythme je serai encore au bureau à 18h, mais la terrasse couverte de la zone des restaurants est à la démesure du lieu, véritable temple du luxe, vitrine du pouvoir d'achat et de l'ostentation effarante des habitants de la zone qui est une des plus nice de la ville.
Aaaaaargh. Je vous dis pas la faune. Les minets gominés, pompeux à n'en plus pouvoir, habillés comme s'ils sortaient de la garden-party de l'Élysée et se rendaient dans la demi-heure à une partie de chasse en Sologne. Les filles toutes plus osseuses les unes que les autres, le cheveu blondasse, le teint de pouffe qui revient de Sun-city, les lunettes de soleil dans les cheveux et la clope au bec. Spectacle désolant s'il en est... heureusement, j'avais toujours ma bonne humeur fracassante du matin et je mangeais des sushis délicieux, ce qui m'a aidé a supporter mes 5 collègues (exclusivement masculins) qui perdaient la tête à chaque fois qu'une minette passait près de notre table, notamment une dans le plus pur style fille à papa qui portait une grosse ceinture micro-mini-jupe en cuir. Mouaif. Il va sans dire que j'ai moyennement apprécié le repas.
Définitivement, je dois être plus 'peuple' que 'people', moi...
18:00 Publié dans je m'aime moi même, j'aime... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


