11.09.2006
chroniques d'un week-end agité
Vendredi soir, la journée de princesse prend fin, le week-end commence par une douche et une visite impromptue de mes voisins catégorie moins de 10 ans, qui viennent voir Oumi. Qui bien sûr se planque sous le canapé dès que la horde bruyante des minus franchit le seuil. Du coup, c'est moi qui fait l'animation... ils sont mignons, touchent à tout, courent, et posent plein de questions bizarres. Style : "et tu l'as toujours eu ce chat? / ben non ca fait juste trois semaines / ah et tu l'as eu où ? il t'a suivi dans la rue ?". Arf, arf. C'est pas tout, mais j'ai une soirée sur le feu, va falloir partir là. M et J viennent me chercher, direction une fête d'étudiants étrangers a Coyoacán.
Une FÊTE D'ÉTUDIANTS ÉTRANGERS ! Comme dans ma jeunesse ! Dire que moi aussi, un jour, j'ai été "étudiante étrangère"... mais je n'ai pas fait trop de fêtes en tant que telle car a La Paz, il n'y avait que trois étudiants étrangers en plus de moi, donc si on voulait faire des fêtes qui déchirent, fallait qu'on s'intègre a des fêtes d'étudiants du cru !
Bref, et halte à la nostalgie, après un saut règlementaire à l'Oxxo du coin où nous avons démocratiquement décidé de passer la soirée à la vodka de bonne qualité, après avoir enfin réussi a garer la camionnette, la fête, la fête, la fête comme dit mon cher Iso. J'ai à peine franchi le seuil que je me fais alpaguer par un allemand. Ca commence bien. Je m'extirpe pour rejoindre les autres potes, que des mecs mais pas trop lourds, et vogue la galère. Au fil de la soirée, je retrouve plusieurs fois mon allemand, des suédois bourrés, des gringas, et des nouveaux mexicains que je pourrai ajouter a mon carnet d'adresse. J'ai même échangé une carte de visite avec un journaliste, entre deux vodka-goyave. Vers 3h, j'ai eu mon quart d'heure de nostalgie et je suis sortie pour penser aux fêtes rennaises, strasbourgeoises, luconnaises et parisiennes, et écraser une petite larme, après quoi c'était reparti comme en 40. You-hou, la fête, la fête etc. A la fin, j'ai aussi trouvé trois francais-que j'ai moyennement appréciés, cela dit en passant- et un italien terrible qui se faisait passer pour un australien. Ca s'est fini en bataille de gâteau au chocolat entre nous - J, M, P, l'italien, moi et je sais plus trop qui - en braillant du Robbie Williams (ce qu'on peut tomber bas après trois bouteilles !) Fille dont c'était l'anniversaire et dont on a ruiné le beau gâteau, c'est pas moi qui ait commencé, mais je t'avoue que j'ai adoré enfoncer mes doigts dans la crème patissière ! Premier oeil ouvert samedi matin vers 10h dans un lit inconnu. Quoi ??? Ouverture précipitée du deuxième oeil. Ah, pas si inconnu que ca, c'est la chambre d'amis de chez J où on finit souvent par se vautrer ces temps-ci. Tout va bien !
Premières conclusions du week-end : boire de l'absolut, ca ne fait pas mal à la tête, que ne m'en suis-je pas rendue compte avant au lieu d'endurer maintes fois les conséquences des breuvages du Lidl, se balancer du gateau au chocolat ca tache, j'espère que mon pull bleu clair s'en remettra, je suis une éternelle insatisafaite, quand je fais la fête en france je pense a mes amis mexicains et quand je fais la fête au mexique, à mes amis et kékés francais, j'aime bien sortir avec un groupe de mecs mais j'aimerais bien aussi avoir un groupe de filles, parce qu'ils sont chous mais mater les suédois entre minettes c'est plus rigolo !
Samedi, après un pot avec mon collègue J, sa copine P et leur pote A, et une petite sieste avec Oumi, concert des fameux Lost Acapulco, un groupe de 'surf mexicain'. Un peu dur de pas s'endormir en atten
dant le début, mais ouh là là, la première chanson décoiffe. La deuxième aussi et toutes les autres, yeee ! Je n'écouterai pas ca tous les jours, surtout que les paroles sont pas spécialement recherchées ("cojamos yaaaaaa/con tu mamaaaaaa","a hueeeeeevo" et autres réjouissances) mais c'est marrant. Nous sommes dans une résidence étudiante, le batteur se plaint parce que personne ne lui lance de string, ca pogotte vaguement vers l'avant, et ca finit vers une heure du mat. Ouf, le samedi est fini, j'ai ENFIN réussi a enchaîner deux sorties de suite, je suis rassurée, je vais peut-être avoir 25 ans dans trois mois (comment ca c'est inéluctable ? non, non, non) mais je ne suis pas encore une mémère. La preuve ? j'ai même réussi à aller me promener a Coyoacán dimanche après-midi avec Uli, sans m'endormir, même que c'était 'achement génial et qu'on a trouvé un café très agréable et pas du tout cher. Comme dit Thomas Fersen, si ce n'est pas l'amour, ce sont les alentours...
Objectif du week-end prochain : fêter dignement la fête nationale (tant pis pour la redondance!) vendredi soir, profiter du samedi pour se ballader, re-fêter la fête nationale samedi soir, et tenir le coup au baptème de Dieguito dimanche ! Nous en reparlerons...
11:05 Publié dans le noeil a coté de la zoreille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2006
'Quand tu l'as, tu l'as'
Ce matin en sortant du métro a Auditorio, je m'engouffre d'un pas pressé dans l'allée qui mène a mon arrêt de bus, en tentant d'esquiver les vendeurs a la sauvette, les disquaires pirates et les effluves de tacos (qui en soi ne me gènent pas plus que ca, au contraire... c'est plutôt la friture en fait !). Rien que de bien normal, donc, quand tout à coup, qu'entends-je ? NON ! Pas Alizée, qui est connue comme le loup blanc ici... France Gall !!!
'Mais que tu n'aies rien / Que tu sois roi / Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi / Tu vois, ça ne s'achète pas / Quand tu l'as, tu l'as / Ella elle l'a / Ouh - houhou / Ouh - houhou ! Ce je n'sais quoi / Que d'autres n'ont pas / Qui nous met dans un drôle d'état'
Ca m'a mis dans un tellement drôle d'état que je fredonnais encore en arrivant au bureau, 15 minutes après. Et commes mes collègues écoutaient de la musique qui n'était bien sûr pas de France Gall, ca m'est passé. Ouf. N'empêche que je suis bien obligée de me rendre a l'évidence : plus ca va, plus je deviens kitsch. Dans mes gouts musicaux, s'entend. C'est plus fort que moi, des fois j'ai envie d'écouter Claude Francois, Joe Dassin, Jean-Pierre Mader (sisisi, celui qui chante Macumba, aaaaaargh) ou même... Dalida ! (Comment ca j'ai oublié Julien Clerc ? Mais ca va pas ou quoi ! Il est pas du tout kitsch ! Il est trop fashion, ses derniers textes ont été écrits pas Carla Bruni, Roda Gil et Maxime Leforestier... et en prime il est même TRÈS beau...)
Peut être que j'ai toujours été comme ca, mais que je me contenais parce que je vivais parmi Vous, amis, famille, kékés, dont je ne voulais subir l'opprobre ? Peut-être que maintenant je me lâche parce que de toutes facons mes voisins ne savent pas que c'est kitsch et ne comprennent pas les paroles ? (en même temps, mes voisins seraient mal placés pour me critiquer, ñark, ils sont encore plupires que moi ! Le jour où j'écouterai Daddy Yankee ou Vico de mon propre gré, on en reparlera).
Hé ! maintenant que j'y pense, un jour les voisins d'en-bas-en-face ont mis "Aline" du petit Christophe (je dis le petit Christophe parce que mes parents l'ont vu dans les années 70 a Stras' et figurez vous qu'il est petit ! Et comme dit toujours ma maman, "un homme petit, c'est dommage"). BREF, un samedi soir de juin, je me rappelle bien maintenant parce que S et T étaient a la maison, on a tellement halluciné qu'on est sorti brailler a tue-tête "Aline", pour qu'elle revienne, sur le balcon.
Si ca se trouve, mes voisins ADORERAIENT écouter ma compile "kitsch inavouable" (la pire de tout le lot)
Et vous, vous avez aussi des travers musicaux inavouables ?
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31.08.2006
Baila, baila conmigo !
Hier soir, j'ai fait un truc de ouf. Je suis allée a un spectacle de DANSE ! Je crois que je n'avais pas vu de gens danser depuis le Lac de Cygnes, en 1998 au TNS de Stras' (ben oui, pour ceux qui ne sauraient pas il y a aussi un TNS de Rennes, sauf que les gens un peu moins incultes l'appellent le TNB, allez comprendre). Bien sûr, je suis sortie depuis 1998 et j'ai vu des gens danser, moi meme je me suis trémoussée récemment sur les derniers airs reggaeton consternants.
Mais danser comme ca, franchement, non.
Au début je n'avais pas tres bien compris ou j'allais mettre les pieds et qui j'allais voir. J'ai appris 5 minutes avant le début qu'en fait il s'agissait du grand frere de mon pote M, prof de danse pour de vrai et chorégraphe de danse folklorique a ses heures (pas) perdues. L'appellation "danse folklorique" m'a fait frémir, j'avoue... peut être que je pensais un peu trop aux danseuses de la fac de La Paz, engoncées dans leur execrable adorable costume de pithaya. Et en fait, j'ai été subjuguée dès les premières minutes.
La musique (deux chanteuses qui se relayaient, deux guitaristes), les costumes qui mélangeaient fort heureusement des vêtements traditionnels du yucatán et du jalisco, ainsi que des matieres plus contemporaines comme le jean ou le lycra, ainsi que la simplicité des décors m'ont vraiment plu. Mais quand les danseurs sont arrivés, j'ai carrément perdu la tête, tellement c'était chouette ! Il y avait en tout je crois (oui, "je crois", je viens de vous dire que j'avais perdu la tête hé) sept danseuses et trois danseurs, dont C, le fameux frangin et chef de tous ces petits petons. Je ne vais pas rentrer dans les détails, ca vous gaverait et surtout je ne saurais pas en parler de manière appropriée. Je vous dis juste que je ne pensais pas pouvoir ressentir une telle émotion en voyant des gens qui dansent... et que je ne savais pas qu'un garcon pouvait faire des trucs aussi sensuels ! Ah je vous disais bien que mes commentaires ne seraient pas les plus appropriés !
J'ai pris le métro en faisant des entrechats. Mouaif, vous avez raison de faire groumpf groumpf, bande de sournois ! Il y a du boulot.
A part ca, en rentrant chez moi mon chat, qui jugeait sans doute sa litière (pourtant rafraichie le matin même) trop sale pour ses nobles petites fesses, était entrain de miauler dramatiquement en regardant la petite flaque qu'il avait laissée sur ma revue 'Chilango' même pas finie de lire. Fin de l'état de grâce.
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